Voir infra, p
Tout en reconnaissant simplement la part de vérité que peuvent contenir les tendances auxquelles nous faisons allusion, remarquons aussi qu'il semble bien difficile pour l'Espagne de remonter le courant où l'ont entraînée de longs siècles de centralisation. Dans l'état actuel des choses, la pénurie de leurs ressources financières reste le gros obstacle auquel se heurtent les municipalités, dans l'œuvre sociale ou charitable qu'elles désireraient entreprendre. Elles doivent nécessairement elles-mêmes recourir à l'État. S'il est vrai, d'ailleurs, comme nous l'avons dit et ainsi que le reconnaît M. Pedro Luis de Elola1, que le problème de l'habitation ne puisse être résolu que par l'effort individuel de la coopération, ce n'est pas trop, sans doute, de l'action combinée de l'Etat et des municipalités, pour achever l'éducation du citoyen espagnol et pour triompher de son superbe égoïsme.
« Tout ce que l'on fera pour faciliter la construction de maisons à bon marché — remarque la section de l'Institut — au point de vue économique aura une relation nécessaire avec le développement de l'association ouvrière ; d'autre part, dans la construction de ces maisons, la prévoyance doit jouer un tout premier rôle... » Les pouvoirs publics ne sauraient donc trop s'intéresser à cette œuvre «sociale». «... D'ailleurs, continue le Mémoire, si la municipalité est dans ce problème la principale intéressée, l'Etat l'est aussi, plus ou moins directe-