‹ La question sociale en EspagneChapitre 119 sur 187 · De Contenson, loco citato · texte numérisé non relu

De Contenson, loco citato

moyen de travaux d'irrigation, et que, de leur côté, leurs fermiers ou paysans sont trop pauvres pour songer à les entreprendre. Aussi ces terres, en général, ne servent-elles qu'à l'élevage des chevaux ou des taureaux de combat. Il en est à peu près de même dans le Nord, où chevaux et taureaux sont seulement remplacés par des moutons.

L'augmentation de l'irrigation, du regadio, doit justement favoriser cette division du sol, si nécessaire au progrès agricole.

Mais comment décider les grands tenanciers du Sud à entreprendre ces travaux d'irrigation ? On a parlé de les mettre en demeure, sous peine d'expropriation, de tirer un meilleur parti de leurs domaines, dans un délai déterminé. Mais — ainsi que nous aurons l'occasion de le dire — une mesure aussi radicale et révolutionnaire n'est pas près de triompher en Espagne, pays des traditions1.

L'État ne saurait, cependant, se charger, à lui seul, d'aménager le sol, de construire barrages et canaux. Il suffit qu'il donne l'exemple et des encouragements. A l'initiative privée, il appartient de le suivre et de le seconder dans une aussi vaste entreprise. Sans doute, des capitaux étrangers pourraient facilement trouver dans des entreprises d'irrigation un placement rémunérateur ; mais les sociétés constituées dans ce but risquent de se heurter à la mauvaise volonté des autorités et à l'hostilité non

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