I. L. Redonet, op. ci/., p
grand nombre de caisses rurales, particulièrement dans les provinces du Nord et du Levant, sous l'effort du clergé et dos catholiques sociaux, en vue de suppléer à l'insuffisance des pôsiôos, des monts-depiété et des caisses populaires, et de délivrer les agriculteurs du joug des usuriers, conformément à la pensée exprimée par Léon XIII dans l'encyclique Berum Novarum.
La plupart de ces caisses catholiques sont en relations suivies avec la Banque -populaire de Léon XII] . créée à Madrid en 19021, qui leur accorde des prêts annuels à o p. 100. Un certain nombre d'autres établissements servent également de « banquiers » à ces coopératives de crédit : le Crèdito navatTO, le Pôsito de lot cuatro sexmos à Salamanqùe, le Moule de Piedad d'Oviedo, la Caja Obrera de ahoiïos y préstamos de la Immaculada Conception à Saragpsse, etc. On tend, dans le monde catholico-social. à constituer une Banque par région ou diocèse. Mais, en l'absence de numéraire, c'est dans la Banque d'Espagne que tous ces établissements mettent leur suprême espoir-.
On peut encore signaler d'autres tentatives, dues à des philanthropes, à des sociétés ou à des chambres agricoles.
J'ai déjà cité la caisse d'épargne, fondée par la Chambre de Jumilla, qui rend des services de plus en plus grands au crédit agricole. La Chambre de Badajoz, à la suite de mauvaises récoltes de 1 90» i el
J . Voir supra, p. 204.