‹ La question sociale en EspagneChapitre 135 sur 187 · Voir supra, p · texte numérisé non relu

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sociales, dans les deux Castilles, eu 19Q4, el qui montra clairement que la situation y était aussi inquiétante que .dans le sud, avec des caractères analogues \ n'eut pas davantage pour effet de faire sortir le gouvernement de son inaction et de sa torpeur.

Les seules mesures législatives, intéressant le monde des campagnes, furent la loi sur la police rurale du 8 juillet 1898, et la loi du 28 janvier 1906, dont nous avons parlé '.

Pourtant, il se dessine, depuis plusieurs années déjà, dans le monde politique, un mouvement en faveur de solutions plus radicales.

La situation des paysans d'Andalousie et d'Extrémadure n'est pas sans présenter des ressemblances avec celle du cultivateur en Irlande ou dans le sud de l'Italie. Ceci a frappé un grand nombre d'Espagnols, et l'un d'eux, M. Diego Pazos y Garcia, en intitulant son livre la Cuestiïm agraria de Manda y referencias a la de Es pana \ a voulu montrer que les remèdes inaugurés dans le premier de ces pays par la loi Wyndham de 1903 seraient également susceptibles d'application dans le second.

Six ans auparavant, M. Canalejas, ministre de l'agriculture dans le cabinet Sagasta, — au moment dé la crise agraire de 190°2, — déclarait, dans son programme de gouvernement, que le problème, dont l'étude s'imposait aux pouvoirs publics, con-

•1. Adoli'o A. Buylla et J. Alegre, Memoria acerca de la Information agraria en ambàs Casiillas (publication de l'Institut de R. S., Madrid, 1904).

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