Costa, op. cit., p. 324i
résister à Faction du « caciquisme » ? Et que sont, ajoutent-ils, toutes ces garanties en présence de la gravité du danger?... En dehors des raisons qui militent en faveur du maintien des biens communaux, on eût dû se souvenir de l'exemple de la Sierra Morena où l'on adopta, selon Costa1, toutes les formes de propriété collective et de travail en commun léguées par la tradition, non sans les améliorer dans certains cas : prairies de jouissance commune, avec un maximum de têtes de bétail pour chaque voisin, afin d'établir plus de liberté entre eux, dëhesas boyales (pâturages) pour les animaux de labour, droit de planter des arbres dans les montes communs, coin de terre labouré en commun au profit des finances municipales...
C'est sans doute le lieu de rappeler ce que Le Play écrivait, il y a plus de trente ans, sur les biens communaux, au sujet de l'Espagne2 : « La solution de cette question si épineuse est entièrement subordonnée à l'état moral des populations. » Il est des pays où l'aliénation de ces biens a donné d'excellents résultats, soit qu'on ait procédé à leur partage entre les habitants, soit qu'on les ait vendus à de grands propriétaires, « ayant l'intelligence et les ressources nécessaires pour les mettre en valeur et assez heureusement doués, -sous le rapport moral, pour comprendre leurs devoirs envers les populations et pour continuer, avec des formes mieux appropriées aux convenances de l'agriculture, le