‹ La question sociale en EspagneChapitre 35 sur 187 · E. Escarra, op. cit., p · texte numérisé non relu

E. Escarra, op. cit., p

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(les remarques d'un observateur avisé concordent tout à fait avec celles que nous avons pu nous-même faire sur place.

« L'ouvrier catalan, continue M. Escarra — est, d'ordinaire, assez intelligent et ne manque pas de goût : il n'est pas très soigneux, il a besoin de direction et, peu capable d'attention soutenue, il supporte mieux la fatigue musculaire que la fatigue nerveuse, mais il est très actif et souvent remarquablement adroit ; sa sobriété est extrême... »

Ce sont là, d'ailleurs, qualités communes à tous les Espagnols en général. Si le Catalan passe communément pour plus travailleur que l'Andalous, on peut dire aussi qu'il est moins sujet que lui aux prompts accès de colère. L'histoire ouvrière de Barcelone a été sans doute singulièrement mouvementée, comme nous l'avons vu ; mais cela a moins tenu au tempérament particulier de cette population frondeuse mais au fond assez calme, qu'aux tentatives de quelques meneurs, comme il s'en trouve dans toutes les grandes agglomérations, et qu'au fait que cette ville a été le champ principal d'action, pendant la dernière moitié du xixe siècle et à l'aube du xxe, où se sont manifestées les diverses théories socialistes et communistes importées de l'étranger en Espagne.

Depuis l'échec de la grève générale de 1902 l, —

I sans parler de l'échaftourée de juillet dernier, qui

a obéi à des causes particulières. — le mouvement

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