Voir supra, p
A.U sujet de l'instruction dos ouvriers ou de leurs enfants, la commission de l'Institut de réformes sociales déplorait que les patrons miniers s'en fussent complètement désintéressés. Rien n'a été fait depuis 1904. Les rares centres d'instruction qui existent dans la zone de Bilbao sont très éloignés les uns des autres, et sont dus, pour la plupart, à l'initiative de sociétés métallurgiques.
Sans quitter les provinces basques , on peut signaler dans le Guipuzcoa — notamment à Tolosa, à Eibar, à Orta — un grand nombre d'institutions créées par des manufacturiers au profit de leurs ouvriers. C'est, semble-t-il, une des régions de la Péninsule où l'initiative patronale s'est le plus dépensée en œuvres intéressantes et dignes d'être encouragées : caisses de maladie, caisse^ d'épargne, coopératives, etc. A Renteria, le directeur de la Compagnie asturienne loue à ses ouvriers, moyennant une peseta par an, des lots de terrains sur des prés voisins de ses usines1.
Le problème des logements ouvriers est un de ceux qui intéressent le plus directement l'avenir du prolétariat2. Malheureusement, le nombre des patrons ou des philanthropes, comme M. Gïiell à Barcelone et M. Castro Artacho à Valence,
1. V. Henri Lorin. L'industrie rurale en Guipuzcoa (Musée social, Mémoires et documents, juillet 1907).