‹ La question sociale en EspagneChapitre 84 sur 187 · V. infra, p. 224 et suivantes · texte numérisé non relu

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ne soient vite étouffées par l'esprit réactionnaire qui esl encore celui de la grande majorité des catholiques espagnols, et spécialement des membres du clergé.

Beaucoup de catholiques sociaux comprennent, à vrai dire, le danger qui peut venir pour eux de la politique et ils citent comme modèle, la circulaire suivante adressée par le Syndicat des Typographes du centre de Saint-Joseph à Madrid : « Nous, ouvriers, nous ne devons avoir en vue que l'amélioration morale et matérielle de notre classe, en laissant de côté les idées politiques, que nous devons professer individuellement, mais jamais en collectivité1. »

Enfin, sur le caractère qu'il convient de donner aux œuvres à fonder, l'accord est loin d'être fait entre les catholiques sociaux. Un certain nombre d'entre eux, tout en repoussant toute société ouvrière soidisant « neutre », c'est-à-dire ni socialiste ni catholique, toute œuvre qui ne soit pas empreinte de l'esprit chrétien, estiment, pourtant, qu'il n'est pas besoin de faire de ces créations des œuvres « confessionnelles ».

Ce qu'il faut, déclarent-ils, c'est créer des sociétés ouvrières, capables de résister à la poussée antisociale et antichrétienne, de lutter contre le socialisme, l'anarchisme et le syndicalisme révolutionnaire, mais l'objet direct de ces sociétés ne doit pas être la propagande religieuse. 11 ne faut

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