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l'action dk l'état en faveur de l'ouvrier 225
étaient soumises à une inspection rigoureuse de la part des autorités ; l'autorisation et la dissolution des sociétés ouvrières étaient laissées à l'arbitraire du gouverneur civil. Les coalitions de travailleurs étaient rigoureusement interdites, et l'Etat semblait s'être fait une loi de ne pas intervenir dans les rapports des deux facteurs de la production. Une commission fut cependant nommée en 1863, « avec la mission de rédiger les règlements indispensables pour l'exercice des industries qui pourraient influer d'une manière pernicieuse sur la santé et la sécurité publiques ». Mais il ne semble pas que cette commission se soit jamais réunie.
La première disposition, franchement favorable à l'ouvrier, est la Real orden du 27 juin 1870, qui encourage la fondation de sociétés coopératives. Un autre décret, de 1871, crée la première école des arts et métiers. Dans les instructions données en 1872 par Sagasta, à propos de l'Internationale ', on voit que la grève était considérée comme licite, à la condition de ne pas troubler l'ordre public. Deux projets, signés l'un par Pi y Margall, l'autre par le ministre de Fomento, Fernandez Gonzalez, et présentés au Parlement vers la même époque, préconisaient la constitution de jurys mixtes de patrons et d'ouvriers. Une loi, votée par les Cortès constituantes le 24 juillet 1873, a en vue la protection des femmes et des enfants employés dans l'industrie : elle fut bien reçue dans l'opinion,