‹ La Question Sociale Est-elle Une Question MoraleChapitre 7 sur 48 · LES · texte numérisé non relu

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quence, de l'ambition, de la haine, de la flatterie, du mensonge ; la géométrie, de l’avarice ; la physique, d’une vaine curiosité ; toutes, et la morale même, de l’orgueil humain, Les sciences et les arts doivent donc leur naissance à nos vices. » Il jette l’anathème sur l'imprimerie : « Le paganisme, livré à tous les égarements de la raison humaine, a-t-il laissé à la postérilé rien qu’on puisse comparer aux monuments honteux que lui a préparés l'imprimerie sous le règne de. l'Evangile ? » (id.)

Les spectacles sont un produit de la civilisation et de l’art. Rousseau était donc logiquement conduit à les critiquer. Il ÿ consacre sa Lettre à d'Alembert sur les spectacles. Dans cet écrit, il reproche au théätre : — de détourner les hommes des occupations sérieuses, — d’exciter les passions, — de démoraliser plus encore les troupes d’interprèles; — il ne réforme pas les mœurs, attendu qu’il se borne à les refléter. Le théâtre « purge les passions qu’on n’a pas, et fomente celles qu’on a ». Les spectacles font oublier « les goûts simples et naturels », et favorisent l’oisiveté. Ils intéressent à des fables et détournent des malheurs réels. [ls flattent nos passions, traduisent nos mœurs, mais ne les corrigent pas, de telle sorte que « l’effet général du speetacle est de renforcer le caractère national, d'augmenter les inclinations naturelles et de donner une nouvelle énergie à toutes les passions ». Si la tragédie nous inspire la pitié, ce n’est qu’une « émotion passagère et vaine, qui ne dure pas plus que l'illusion qui l’a pro-

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