‹ La question sociale est-elle une question morale? [microform]Chapitre 10 sur 32 · Par exemple supposons, soit la journée de huit heures · texte numérisé non relu

Par exemple supposons, soit la journée de huit heures

soit même celle de trois ou quatre heures : le long loisir.

qu'elle permettra, amènera l'abrutissement et la démoralisalion universelles, si les individus ne savent employer leurs loisirs à des récréations morales et à des études scientifiques.

laires, si l'on n'obtient aucun résultat présentement satisfaisant, comment espérer qu'un système social, qui suppose ces qualités acquises, puisse fonctionner ? (2) C'est là un point capital universellement laissé dans l'ombre par nos faiseurs d'avenir: ils omettent toujours la détermination, indispensable cependant, des conditions individuelles du fonctionnement de la démocratie sociale. Rien ne vient de rien : le passé se prolonge dans les innovalions récentes; il s'y prolonge d'une façon régulatrice OU perturbatrice, suivant que les qualités désormais nécessaires entrent de suite en jeu parce qu'elles étaient préexistantes, ou n'apparaissent pas parce qu'elles n'étaient pas préalablemen t nées. Il faut donc, dès cette heure, réformer l'individu pour qu'il soit capable de remplir son rôle dans la société future. Môme donc au regard des novateurs les

plus ardents, une réforme morale en chacun de

nous doit précéder, pour la préparer, cette refonte entière du corps social qu'ils rêvent. Cette éducation est d'ailleurs commencée dans certains pays, en Angleterre notamment, où la forte organisalion des Trade-unions concrétise aux regards des associés l'idée de solidarité ouvrière, où la sage politique de leurs chefs leur montre la nécessité de

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