‹ La question sociale est-elle une question morale? [microform]Chapitre 5 sur 32 · ES · texte numérisé non relu

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intégrale du principe de liberté d'autre part, voilà l'idéal. D (p. 388).

A la base de tous les systèmes, libertaires ou autoritaires, que nous avons étudiés, nous avons trouvé, plus ou moins nette, cette idée fondamentale que l'homme est bon. Gomment expliquer

l'apparition des vices que nous constatons en lui? J.-J. Rousseau a répondu : toute société, quelle

qu'elle soit, gale l'homme. Les autres ont admis Tétat social comme nécessaire, et ils ont ajouté qu'il pouvait être bienfaisant. A quelle condition? Les autoritaires proposent de construire une société qui prédétermine l'homme à la vertu. Les libertaires se bornent à démolir celh; qui existe, et à laisser

faire les individus. Tous croient fermement que ce renouvellement social renouvellera Thomme en le

dotant de toutes les vertus.

La marche de notre critique est toute indiquée : Contre Rousseau, nous établirons que la vie en

société est nécessaire à l'homme.

Contre les libertaires, que la liberté complète accordée à tous nos instincts ne ferait pas disparaître nos vices.

Contre les libertaires et les autoritaires : que l'absence d'une réforme préalable dans les mœurs des individus conduirait directement à l'échec cer-

•tain de toute réforme sociale.

Enfin nous développerons la conception qu'il convient de se faire de notre nature, et nous formulerons la conclusion qui s'impose.

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