Studien, loco cilalo, p.92 et s
pagande et il tenta de monopoliser à son usage les mécontentements, les griefs el les espoirs des travailleurs de la terre.
Ses moyens d'action étaient simples; il excitait à la haine du riche et du propriétaire : « Quiconque, écrivait-il dans son journal', est homme d'assez grande condition, doit être par suite considéré par le peuple comme son aussi grand ennemi. »
Surtout, il prônait le partage du sol entre tous les paysans, et ce mot d'ordre éveillait à lui seul toutes les envies.
Le mouvement prit aussi un caractère en quelque sorte évangélique et religieux par la propagande d’un des alliés
de Vàrkonyi : le D° Eugène Schmitt, anarchiste intellec-
tuel et admirateur de Tolstoï, qui tente encore aujourd’hui la même propagande, essaya de répandre une sorte de
religion de l’amour et Ia haine de loute contrainte ; mais,
dans la réalité, l'idée motrice était celle du partage des terres.
C’est en 1897 que l’agilation grandissante commence à
s'organiser : dans cette seule année, quatre congrès se tinrent : le premier congrès des ouvriers agricoles socialdémocrate, ouvrit la série à Budapest ; Vàrkonyi y répondit par un congrès d'ouvriers agricoles à Czegled, en février ; dans l’été, les social-démocrates Üinrent un nouveau congrès général du parti, et Vàrkonyi s'empressa d'en convoquer un autre pour le 8 septembre à Czegled.
Le moment psychologique était arrivé, le terrain propice, l'agitation atteignait son apogée. La crise jusqu'alors latente éclata et cette explosion, ce furent les grèves des moissonneurs de 1897.
Elles furent suivies de beaucoup d’autres, après une