Aus der Geschichte, etc., p
9. Les réunions peuvent aussi être dissoutes, si les orateurs excitent à la violence ou attaquent le roi ou l'Etat hongrois.
beaucoup à désirer et donne de nombreux sujets de mécontentement ; c’est que les fonctionnaires des comitats sont élus et, dépendant de leurs électeurs censitaires, ils en servent trop aveuglément les intérêts ‘. On comprend donc que les esprits libéraux de Hongrie désirent la réalisation de la promesse faite déjà par le discours du trône du 21 février 1892 et renouvelée par le ministère de la Coalition, qui annonce un projet de loi « sur le droit de réunion et d'association ». |
Mais ce vœu ne paraît gas très près de se réaliser, Le comte Andrassy, lPactuel ministre de l'Intérieur, s’en déclare bien parlisan, mais laisse au futur Parlement nommé au suffrage universel le soin de faire aboutir une loi et demande ironiquement au député qui l’interpellait, que celui-ci conseille à ses: électeurs de s'adresser au ministre, qui pourra faire l'essai de cette liberté en statuant « objectivement » dans chaque cas particulier ? !
Un autre procédé de lutte contre le‘mouvement ouvrier et gréviste a été employé par le gouvernement, dès le lendemain des premiers troubles agraires de 1897 : une ordonnance ministérielle rendue par le ministre Perczel en 1898 interdit, sous des peines sévères, toute collecte secrète et soumet à l'autorisation administrative les collectes publiques destinées à des desseins politiques, à des grèves ou à des syndicats ; mais comme une collecte en vue de la grève est considérée comme illégale, on devine le résultat. De nombreux ouvriers ont été arrêtés et condamnés pour ce fait et les fonds confisqués.. quand on pouvait les trouver.
Enfin, pour écarter ceux qui sont réputés les chefs du
1. Comte Joseph Mailath. Studien über die Landarbeilerfrage in Ungarn, Leipzig, 1905, p. 193.