Cf. Kossuth, Revue de Hongrie, juillet 1908, p
de loi crée une centralisation, qui a ses avantages et ses inconvénients, mais il en exempte les grands capitalistes, les propriétaires des forges et des mines, en leur laissant leurs caisses particulières qui, selon la déclaration de l’un d'eux, rendent d’excellents services au point de vue de la discipline et auxquelles ils ne contribuent que dans une proportion bien moindre que les ouvriers. C’est pour cela, dit la Nepszava, que la classe ouvrière est hostile à cette loi, à qui il faut appliquer le proverbe « beaucoup de bruit pour rien » ; elle caractérise ainsi la politique sociale du gouvernement : « Du sable jeté dans les yeux des gens à courte vue, du bluff »*,
À côté d’exagérations, ces critiques correspondent aux faits dans une certaine mesure et le maintien des caisses spéciales pour les mines et les forges a été condamné par la Chambre, qui lors de la discussion de la loi a adopté une résolution tendant au dépôt d’un projet de loi concernant l'assurance des mineurs et des ouvriers des forges ; on ne pouvait évidemment leur appliquer la loi actuelle, puisque leurs caisses les assurent contre la vieillesse?. La loi de 1907 ne peut être regardée que comme une loi de transition : elle est en progrès sur la loi de 1891 en organisant aux frais des employeurs l'assurance contre les accidents pour les ouvriers de la grande industrie et pour les