Prolokoll des ersten Landeskongresses, p
ressant médiocrement. Ils sont inscrits en tête du programme Comme une déclaration d'adhésion au mouvement prolétarien international. Cela fait, on réclame des réformes qui répondent aux vœux du plus grand nombre des ouvriers, pour les attirer dans l’orgamisation nouvelle ; on léur affirme qu'ils seront présentés au pouvoir, pour qu’ils espèrent en leur réalisation; c’est dire qu’on culüve les intérèts corporatifs et qu’on s'occupe fort peu d’un dessein collectiviste ou révolutionnaire.
Sans doute on parle bien de lutte de classes, de domination de classe, d'exploitation capitaliste, non de paix sociale et d’entente avec les patrons, et à ce titre le mouvement syndical est bien un mouvement prolétarien marxiste. Jacob Weltner le proclame : « Entre les employés et les employeurs, le combat est éternel, ét seul Le plus fort en sortira victorieux ! ». Maïs ce conflit ne se traduit pas, dans la pratique, par le développement autonome d'institutions ouvrières destinées à remplacer les institutions bourgeoises où par la culture d’un état d'esprit prolétarien énnemi de l'État actuel. Le « syndicalisme » peut être, selon le tempérament des milieux ouvriers, ou neutre ou révolutionnaire, mais dans les deux cas il vise au groupement des travailleurs non pas pour peser sur le pouvoir ou pour conquérir l'État, mais pour créer des organismes ouvriers autonomes ét des institutions originales et propres. Au contraire, jusqu'à présent, le mouvement socialiste et syndical hongrois tend à peu près exclusivement à réunir les ouvriers pour présénter avec plus de force des réclamations à l’État hongrois, à obtenir soit le suffrage universel, soit la liberté des grèves, soit le développement de la législation protectrice du travail, On ne peut même pas dire que ces desi-