Prolokoll des ersten Landeskongresses, p
derata soient présentés comme des revendications importantes, mais accessoires; c’est au contraire vers leur obtention qu'est dirigée toute l’activité du mouvement, c'est d'eux seulement que l’on parle dans les congrès. Prenez, par exemple, l'ordre du jour du second congrès syndical de 1901 ; il est à peu près entièrement composé des malières suivantes : protection du travail, assurances ouvrières, législation des chambres de travail; et le délégué du comité, M. Jacob Israël, déclare nettement : « Le point le plus important de l’ordre du jour du congrès est le second (lois protectrices du travail). Là nous traitons de ce que l’ouvrier exige de ceux qui doivent le protéger, de ce que l’ouvrier doit obtenir sans conteste de l’État, de la législation, de ce qu’il doit réclamer à bon droit. Par le système actuel de la société capitaliste, nous, ouvriers, sommes en Hongrie exclus de tout droit. Dans la législaüon, notre voix n’est pas entendue et les élus ne représentent pas nos intérêts ; l’élément qui fait vivre l'État n’est pas représenté en Hongrie dans le Parlement. Les députés sont à la Chambre les représentants de leurs propres intérêts, et de là suit qu’en matière de protection du travail nous sommes encore en arrière de la Russie ! ».
On le voit, malgré l'attitude décourageante du gouvernement hongrois, les chefs du mouvement sont tellement pénétrés de l'esprit du socialisme allemand qu'ils allient leurs déclarations marxistes et leur conception de la lutte des classes à une espérance presque exclusive dans les réformes opérées par la voie de l'État, par la législation et la légalité.
Cet état d'esprit est si prononcé que certaines des résolutions votées par les congrès ont une résonance presque