‹ La question sociale et les principes théologiquesChapitre 16 sur 27 · LA <^UF.STIOX SOCIALE · texte numérisé non relu

LA <^UF.STIOX SOCIALE

fait, ces œuvres admettent à leur gouvernement la participation de tous leurs membres ? N'y a-t-il pas, en réalité, une aristocratie — celle des membres les plus intelligents et les plus prudents — qui s'impose à la masse ? — Est-il vrai que ces œuvres puisent uniquement dans l'épargne et dans l'entr'aide mutuelle les ressources et les énergies nécessaires à leur objet, à leur prospérité et à la sauvegarde du lendemain ? Les mutualités ne font-elles par souvent appel à la générosité de « ceux qui possèdent » ? Et d'ailleurs, l'entr'aide mutuelle n'est-elle pas déjà une forme de la bienfaisance ? Il suffit d'avoir vu de près le fonctionnement des œuvres dites sociales, pour s'apercevoir bien vite qu'à leur origine la charité a souvent autant de part que la justice. L'œuvre charitable est une cellule organique et véritable de la société, tout autant que n'importe quelle œuvre de justice. Elle résulte des conditions naturelles de la société, tout comme la justice s'origine au droit naturel dont les droits particuliers ne sont que des applications et des précisions. Si l'œuvre de la justice possède des bornes que ne connaît point la charité, il ne s'ensuit nullement que la charité puisse être le patrimoine de toutes les doctrines. La philosophie naturelle et la révélation tracent les limites de la justice et imposent un ordre à la charité ; mais ces limites et cet ordre n'existent qu'en vue de l'intérêt commun et de la paix sociale.

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Encore une fois, « étroitement liées sous la loi jusie et douce du ('Jirisl, justice et charité maintiennent dans un merveilleux éfpiilihrc roriranismo de la société humaine ».

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