‹ La question sociale et les principes théologiquesChapitre 22 sur 27 · ET LES PIUNCIPE8 THÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

ET LES PIUNCIPE8 THÉOLOGIQUES

uiR- Uiulre mon*, a lin i\\\r crXlr, rdiication rontiiiuc Tiruvrc* du haptrine et du maria}^o chiTtini. Do là, riiilluciUM» (ît rautorito sociales dr rMj^liso en matière d'enseignement ; inlluence et autorité qu'il sullit de signaler présentement.

(( De cette soumission à Tautorité et à la direction spirituelle de TEglise, TEtat recueille de très grands avantages pour toute la société dont il a la charge temporelle. Avantages pour l'Etat lui-même, dont l'autorité revêt ainsi un caractère sacré, tandis (lu'en dehors de toute influence des doctrines religieuses, l'autorité sociale, apparaissant uniquement comme l'expression de la volonté du peuple, n'a qu'un fondement fragile et sans consistance. Avantages aussi pour l'ensemble des citoyens, parce que, sous l'influence des doctrines religieuses, l'obéissance, loin d'avilir l'homme, l'ennoblit en le soumettant à la volonté de Dieu lui-même qui gouverne par les hommes. En même temps, l'autorité est contenue dans de justes limites, puisque, loin d'être elle-même la source de tout droit, elle ne doit point, selon l'ordre divin, s'écarter de la justice ni excéder ses attributions. D'ailleurs, dans une telle société, la charité mutuelle, la bonté et la libéralité sont d'application facile et cons-

tante. Avantages enfin par la société familiale parce que, sous l'influence des doctrines religieuses, l'unité et l'indissolubilité du lien conjugal sont maintenues d'une manière stable, les droits et les devoirs des époux sont réglés en toute justice et équité, le pouvoir paternel est tempéré par les égards dus à l'épouse et aux enfants, et pleine satisfaction est donnée aux besoins des enfants. Tous ces avantages sont puissamment mis en relief par Léon XIII dans l'Encyclique Diuturnum du 29 juin 1881 et dans l'Encyclique Immortaie Dei ^. »

§ 3. — Conclusion : les œuvres sociales auxquelles les catholiques donnent leur nom et apportent leur coopération doivent être nettement confessionnelles.

Nous empruntons cette conclusion à l'enseignement de Pie X dans son Encyclique Singulari quadam, du 24 septembre 1912, aux évêques d'Allemagne ^ : « Quoi qu'il fasse, même dans Tordre des choses temporelles, le chrétien n'a pas le droit de mettre au second rang les intérêts surnaturels ; bien plus, les règles de la doctrine chrétienne l'obligent à tout diriger vers le souverain bien comme vers la fin dernière ; toutes ses actions, en tant que moralement bonnes ou mauvaises, c'est-à-dire en accord

^ DuBLANCHY, article cité, col. 2220.

2 Voir Questions actuelles, t. CXIII, p. 577-586.

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