PLURALITÉ DES PÈRES
Il est une question très-intéressante et dont, un des premiers, je me suis occupé depuis longues années; cette question, c'est la situation des femmes dans la société moderne, dans la société actuelle.
Soulevée avec enthousiasme par les saintsimoniens, en 1831, cette question fut à peu près étouffée, malgré le talent de quelques apôtres, par certaines exagérations. Cependant, comme beaucoup d'autres idées saint-simoniennes, elle avait jeté des semences fécondes.
On s'était préoccupé du célibat obligé d'un grand nombre de femmes, de leur impuissance à gagner leur vie par le travail, de la garantie des intérêts de la femme dans le mariage, de son aptitude à exercer les droits électoraux et à franchir même le seuil de l'Institut
Malheureusement, quelques femmes étourdies, emportées, avides de paraître, ont voulu entrer en scène, et, en ce moment, elles menacent de tout compromettre par leur langage et leurs allures. Elles confondent l'égalité et la similitude.
La question des femmes a aussi ses Budailles, qui menacent de supprimer la femme et de ne laisser que les hommesses.
Ces énergumènes , qui se sont contentées et bien trouvées d'être femmes tant qu'elles ont été jeunes et jolies, voudraient devenir hommes sur leur âge mûr, déclarent une guerre acharnée à « messieurs les hommes », et traitent avec colère leurs vices , dont elles ne sont plus l'objet.