‹ La queue d'un chat [microforme]Chapitre 3 sur 7 · LES DEUX VIEUX, FRANÇOIS · texte numérisé non relu

LES DEUX VIEUX, FRANÇOIS

Françors.—V'là mes brebis soignées. Alors, j'ai dit: Puisque le monde n’est pas encore rentré pour souper, j’vas dire un p'tit bonsoir aux papas, et savoir si le chat à M. Jérôme est retrouvé.

Le pere JÉRÔME.— Non, pas encore.

François (à part).—Je ne leur dirai pas que te J'ai vu hier entre les mains des petits garçons de l’école, ça leur ferait d’la peine inutilement. (Haut.) C’est vrai que c'est bien extracrdinaire tout de même...

Le pere MarauriN.—Tu n’as donc rien entendu toi, François, du charivari, du tintamarre qui se fait là-haut ?

Francois.— Non ; au-dessus de la bergerie, c’est plein de paille, on ne peut pas Y aller ; mais sur la maison, et aussi chez la mère Cour-

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taud, où les greniers communiquent, on à, COMme vous, entendu un train terrible toute la nuit.

Le reRe Jérôme.— Qu’est-ee qu'on pense que ça est ?

Frangors.— Dam ! chacun dit son mot; yen a qui veulent que ça suie les trois bandits que le père Ligoreau a vus dans la forêt, qui seraient venus coucher là pour faire des rançons, el qui traînent leurs sabres.

Le pere Jérôme.— C’est pas l'embarras, ça Y ressemble à des bruits de sabres.

Françors.—D’autres disent des rats, des chats ; d’autres, que c’est plutôt la danse Macabre !

Le pere Maraurin.—La danse Macabre ! oh!

Seigneur Dieu, une danse des morts !

Françors.—Dam | oui; des os qui se boguent, quoi !

Le pere Jérôme. —Cest-y possible ?

François.— Une valse ou un polka de squelettes qui s’ennuient au cimetière, et qui seraient venus là se donner une soirée ; mais moi, j'en ris, parce que c’est le vieux Jean-Médard qui a dit ça, pour mieux cacher son jeu de sorcier.

LE PERE *’ \THURIN (se Lans — Va le chercher, Françuis; amène-le tout de suite. Promets-lui une bonne récompense, s’il veut nous délivrer de ça!

François.—Il ne voudra pas.

Le veRe JÉRÔME (se levant aussi). — Pourquoi donc ?

François. —Parce qu'il a refusé à la Courtaud qui yaété avec Berrichonne, sa fille. Il a répond que les autorités ne veulent pas qu'il exerce, et que ça serai} ay. sans quoi il aurait bientôt évacué tout Câsssm

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que nous deux, — et le plus grand secret, —- et une jolie récompense.

FRAnNçois.— J’vas donc y aller, pour vous faire piaisir.

LE PERD JÉRÔME.— Oui; mais n’en dis rien à ma fille, nous serions blâmés.

FRANÇoIs (sortant).— Non, non!

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