G^ LA QUEUE
LE PUSÉYSTE.
Non.
M. RF.NAN.
Vous savez au inoins rallemand?
LE PUSÉYSTE.
Pas davantage.
Qu'est-ce à dire, vous ne savez ni l'hébreu, ni l'allemand, et vous osez discuter avec moi exégèse et théologie? Allez, vous n'êtes qu'un ignare! Pourquoi Bossuet n'a-t-il jamais vu en théologie et en histoire plus loin que le bout de son nez? « parce qu'il ne savait pas l'hébreu. « (1) Pourquoi Lamennais n'a-t-il été
(i) Eludes d'histoire relifiieiise.
qu'un piètre philosophe? « parce qu'il ne savait pas l'allemand. » (') L'héhreu et l'allemand, l'allemand et l'hébreu, tout est là. Quand vous les saurez, je vous permettrai peut-être de lire mes ouvrages.
LE PUSÉYSTE.
Je sais quelque chose de supérieur à l'allemand et à l'héhreu, c'est le sens commun. J'assiste à un spectacle étrange et qui m'éclaire. Il me semble que je suis à Babel et que je vois les hommes parler cent langues diverses, à l'aide desquelles ils essaient en vain de s'entendre. Votre liberté de penser n'est que l'anarchie de la pensée.