LES TRAVAUX PUBLICS
Continuons l’examen de ce que pourrait faire une Comn administrée par des socialistes. Nous avons examiné déjà t ment l’instruction publique pourrait être organisée pour ass l’égalité de tous les hommes, tout au moins comme poiu départ dans la vie ; nous avons vu aussi comment on pou transformer le service des hospices et de la bienfaisance e vaste système d’assurances contre la maladie, le chômagi vieillesse.
Parlons des travaux publics.
Dans une ville comme Bruxelles, par exemple, les tra publics sont souvent considérables.
Il en est qui sont exploités en régie par la ville elle-m d’autres sont donnés à des entrepivneurs, d’après un cahie charges, en adjudications publiques ou de la main à la main
Dans la première catégorie de ces travaux publics, nous vons le service de la voirie, l’entretien des monuments, le l’eau, etc.
Ces divers services fonctionnent bien et le public obtie
ixelles du gaz et de l’eau à de meilleures conditions que les ôtants des villes ou communes dans lesquelles ce sont des étés capitalistes qui exploitent l'eau et le gaz. Que l’on come le prix du gaz dans certaines villes avec celui payé à Braies et on verra que les consommateurs de cette dernière ville t favorisés.
lais cela ne doit pas suffire.
I y a, dans ces établissements régis par la ville, un nombreux sonnel. Mais, comme toujours, les grands travaillent souvent i peu et les petits trop. Et, comme conséquence, les grands >i vent ce gros appointements pendant que les petits sont mal ■ibués.
première chose qu’aurait à faire une administration commue socialiste, ce serait de fixer un minimum de salaire pour les tlovés et ouvriers occupés par elle. Ce minimum ne pourrait ; inférieur à 150 ou ^00 francs par mois. De plus, un maxim detraitement, ne dépassant pas 6,000 francs, devrait exister si pour les chefs.
iomme fixation d’une journée normale de travail, la ville rail avoir à honneur de donner l’exemple à l’industrie privée idopter la journée de huit heures pour les ouvriers et employés tpés par elle.
ivec le système électoral en vigueur, les pouvoirs publics sont re les mains d’une oligarchie qui ne cherche qu’à favoriser une lorité d’individus. Si nous avions le suffrage universel, ce »u la majorité qui deviendrait maîtresse, et les élus de cette orité devraient gouverner et administrer de façon à favoriser lus grand nombre et non quelques privilégiés.
• art.ant de ce principe démocratique et égalitaire, on comprend s peine la somme de bienfaits que pourrait réaliser une adntiiration socialiste!
,1 y a, occupés au service de la ville de Bruxelles, pour h voii les monuments, les services du gaz et de l’eau, des centaines personnes qui, du jour au lendemain, verraient augment er leur n-être et celui de leur famille. Ces personnes auraient donc jrêt à voter pour les candidats socialistes et ont grandeat tort de se laisser berner par la presse cléricale et libérale J. par lactique, combat les socialistes en les traitant d’hommes gereux, de bandits, de fous.
Jusqu’ici nous ne nous sommes occupés que des services public existants et des moyens de les rendre meilleurs, tant pour public que pour les petits qui y sont employés. Nous verrons pic tard comment il sera possible d’augmenter le nombre de ces sei
vices publics. .. „ .
Mais il est encore certains travaux, et parmi eux il en i est d îm portants, qui sont donnés à des entrepreneurs, par adjudication i avec un cahier des charges.
Ces entrepreneurs, naturellement, se (ont concurrence et ceti concurrence des ouvriersqu’ils occupent a lieuau détrimentou bie par la fraude, en fournissant des matières premières de mauvais
* Pour obvier à cette dernière fraude et la rendre impossible, le cahiers des charges indiquent quelle doit être la qualité et provenance des matières premières à employer : bois, chaui
briques, paves, eic. . . . ,.fl.
Sur ce chapitre, le vol, la tromperie deviennent donc difficiles les entrepreneurs sont placés sur un pied d’égalité et ne peuvei plus frauder sur la qualité des marchandises fournies.
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Il n’en est pas de même, malheureusement, pour la man d’œuvre, et c’est surtout sur les salaires que les entrepreneurs c
travaux publics se font concurrence. .
Nous avons cité dernièrement, ce fait qu’une locomotive coûta jadis, pour nettoyage, une somme de 7 fr. 80, et ne coûte plus qt deux à trois francs aujourd’hui, par suite de la concurrence. Jad; on employait des hommes à ce travail et ils avaient des salaires d trois francs au moins. Aujourd’hui, ce sont des gamins que l’( emploie et ce pour quelques centimes par heure!
Pour mettre un terme à cet abus scandaleux, pour faire < sorte que les administrations publiques ne se rendent plus cor plices de spéculateurs éhontés, il est indispensable de fixer dai les cahiers des charges un minimum de salaire et un maximu d’heures de travail pour les ouvriers occupés à ces travaux.
Ce système fonctionne à Saint-Josse-ten-Noode et n’a soûle jusqu’ici aucune critique. Il y a donc lieu d’en poursuivre l’app cation, mais on n’y arrivera sérieusement que le jour où les adn nistrations communales seront composées en majorité de gens t peuple, représentant les intérêts du monde travailleur.