‹ La quintessence du socialismeChapitre 10 sur 15 · X. 1 Cl. M. A V · texte numérisé non relu

X. 1 Cl. M. A V

d’usage et la Iluctuation des prix du iiiarcdie On le voit, d’uiie exacte position de la théoiif de la valeur sociale d’usage dépendent ; 1“ li possibilité de maintenir en équilibre écono

iique et de diriger une si immense organisatiori de travai , de production et de besoins;

la sauvegarde d une indispensable liberté individuel e du travail et de la consommation; 3 1 incitation des efforts individuels au meib leur emploi economique de la force de travail et des biens. Assurément le régime nouveau se

viractuHr“i'’r’ ‘"^"^'^’érablement de notre vie actucHe e de ses usages. Les avantao-es du

régime liberal, la liberté individuelle, la fiberté ce la résidence, la liberté industrielle, pourraient etre sauvés, tandis qu’il serait remédié au clesordre présent et à la désorganisation du

de^tu-ifr^''* rl’organiser un mode social

le fixation de la valeur, en tenant compte également des fluctuations de la valeur d’usao-e”de ous les travaux individuels et des produits isoes c est ce que nous n’examinerons pas ici .ette question n’a pour ainsi dire pas été en: oie iscutee, et n’est parconséqiient pas mûre |lais ce que nous pouvons affirmer sans i^: ;erve, cest que, pour la détermination de L laleui d échangé (valeur sociale) des travaux et es produits, ia prise en considération de la îleur d usage est le point essentiel et décisif En d autres termes, si le socialisme n’est ^s 1 mesure de conserver tous les avantao-es de la je, te du travail et de la vie privée, en y joiant ses avantages propres, incontesta^iles 1 sont’ enU-e autres, d’introduire l’ordre et le n rôle réciproque du travail, et la discipline ?rement acceptée, d’abolir le surtravairi

mettre fin à l’abandon des femmes et des enfants, à l’exploitation par des intérêts privés, à la paresse et à la vie parasitaire improductive, à la corruption, au luxe démesuré, aux délits motivés par la propriété ; — si le socialisme est incapal^le, en réalisant ces progrès, de sauvegarder toutes les conséquences heureuses de la liberté, il n’a aucune chance d’étre réalisé, ni aucun droit à l’ètre. Car tous les avantages que je viens d’énumérer peuvent fort bien, dans un Etat où le travail ne serait organisé que par une contrainte mécanique, faire place aux défauts exactement inverses, si l’on ne fait pas la place nécessaire à la liberté individuelle , des mouvements, et à la graduation des valeurs i selon les individus, les sortes de produits, et ^ les moments de la vie économique. 11 est re- ? marquable et consolant que le socialisme n ap- ' paraisse vraiment praticable qu à la condition ■ de conserver et meme de développer les meil- . leurs effets de l’économie libérale i

Que le lecteur ne nous en veuille pas d’avoir> insisté si longuement et si abstraitement suiv. la théorie de la valeur. Notre conviction, scien-;

1. Mrme rohligalion de travailler journellement huif heures n’est pas nécessaire à l’État socialiste. Chacun ny peut vivre que de travail, et par conséquent tous voudront travailler. Enchaîner au travail, tel jour ou telle semaine, un producteur n’est nécessaire que dans certains cas où la société aurait un besoin urg'ent de produits et ne pouriait pas trouver de remplaçant au producteur en question. La journée normale de travail réclamée aujourd hui comme moyeu défensif contre l’excès de travail et 1 appropriation de la plus-value par un tiers, aurait alors une toute autie signilication. (Note de l’auteur.)

tifiqueinent et longuement pesée, est que celte théorie a pour l’avenir autant d’importance au moins que l’une quelconque des théories de Rousseau et des esprits inventifs de la première révolution bourgeoise libérale. Une correction efficace apportée à la théorie encore aujourd’hui très généralement répandue de la valeur établie sur le coût social du travail, imporle peutêtre grandement à la destinée de plus d’une nation.

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