ACTE DEUXIÈME
MAX) insouciant.
Eh bien !
FLORE
Non ! plutôt tout perdre.
MAX
Bah! nous ne sommes pas encore sur le pré. Avant de m'aligner avec ce grand cadavre^ nous allons jouer quitte ou double. Je pars. Dans dix minutes je suis en selle. J'arriverai à Bourges sur les six heures,, l'étude du notaire ne ferme qu'à sept. Avec un napoléon au jeune clerc, je saurai si notre acte est prêt. Toi, tu arriveras vers huit heures, tu me trouveras à l'hôtellerie du Lion d'Or. Je vais passer chez Mignonnet à qui j'expliquerai pourquoi tu lui empruntes sa voiture. Au revoir, ma chérie, et décampe au plus vite.
Il sort.
FLORE, appelant.
Védie ! Védie I
Madame ?
Mon chàle?
Vous sortez ?
Je pars.
Mada...
VEDIE.
FLORE
VÉDIE
FLORE
VÉDIE, saisie.
FLORE
Oui, je pars. Tu m'accompagneras chez le com-
mandant Mignonnet où un cabriolet m'attend. Allons, dépêche -toi.
Védie sort. — Flore met son chapeau, — prend du papier, de l'encre, s'installe à la table. — Entre Bridau,
BRIDAU
Ah ! ça, puis-je voir mon oncle maintenant?
Flore ne répond pas. — Bridau va vers le fond pour . ouvrir une porte.
FLORE
C'est ma chambre.
BRIDAU
Où perche-t-il alors?
FLORE, va dans l'escalier et appelle»
Monsieur Rouget 1 monsieur Rouget! on vous demande.
védie entre et donne son châle à Flore. FLORE, à védie.
Fais ce que je t*ai dit.
Sur un signe de Flore, Vêdié sort. Flore met son châle. — Entre Rouget.
FLORE
Tenez, voilà votre neveu.
ROUGET
Mon neveu !
Ah ! on s'occupe de vous dans votre famille. Il ne faut pas s'en étonner; quand on découvre un pot de miel il vient des mouches.
ROUGET
,0ù vas-tu ?