‹ La rabouilleuse; piece en quatres actes (d'apres Balzac)Chapitre 86 sur 88 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

FLORE

Oui.

ROUGET, l'embrassant.

Merci.

FLORE

Mais, je ne serai pas plus désintéressée que les autres. Vous garderez pour nous votre fortune. Vous n'en distrairez rien au profit de personne ; ni pour votre sœur, ni pour vos neveux.

ROUGET

Mais... Flore... ma fortune leur appartient un peu. Mon père leur a fait tort autrefois. Il serait donc juste... Et puis nous avons repris à Joseph les tableaux que je lui avais donnés. C'est lui qui nous en a découvert la valeur, je gagne ainsi plus de cinquante mille francs. Enfin, ma sœur, ma sœur est bonne pour toi. La première elle a parlé de ce mariage. Elle m'a décidé...

FLORE

Votre famille a porté le malheur ici. Nous vivions tranquillement quand ils sont arrivés. Non, non, ils n'auront rien. Vous ne les re verrez plus.

ROUGET

Tu veux ?

FLORE

Je veux que vous les chassiez une seconde fois. Et puis, nous partirons, nous aussi.

ROUGET

Partir?

FLORE

Croyez-vous que je veuille habiter dans cette ville et dans cette maison, maintenant?

ROUGET

Quitter Issoudun !

Nous irons à Paris.

ROUGET

Flore... cela n'est pas possible I

FLORE

Eh bien, restez^ si vous voulez,, moi, je m'en irai seule.

ROUGET

Mais... alors... Flore!

FLORE

Vous me donnerez ce que je vous ai demandé, ce qui me revient, ce que j'ai gogné, et vous n'entendrez plus parler de moi, jamais.

ROUGET

Comment peux-tu me dire des choses pareilles? Gomment peux-tu penser à notre séparation ? Tu ne m'aimes donc plus?

FLORE, après un silence, le regardant.

Vous avez fait tuer Max.

ROUGET

Moi?

FLORE

Vousl

ROUGET

Je le saiSj le colonel me Ta dit. Vous avez payé votre neveu pour qu'il provoque Max. Il fallait

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