‹ La rabouilleuse; piece en quatres actes (d'apres Balzac)Chapitre 9 sur 88 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

FLORE

Oui, c'est la mère Hochon, cette teigne, qui nous le s jette dans les jambes.

MAX, rêûéchissant.

Possible !

FLORE

Peut-être bien que que Rouget était prévenu. Ah! si je savais ça : je lui ferais une musique.

MAX

Tais-toi.

FLORE

Mais...

MAX

Laisse-moi réfléchir, (pause.) Madame Bridau... C'est bien, madame Bridau qu'elle s'appelle?... Depuis combien de temps a-t-elle quitté Issoudun?

FLORE

Quarante ans.

MAX

Pourquoi est-elle partie ?

FLORE

Le docteur la haïssait. Il croyait que sa femme l'avait trompé et que la petite n'était pas de lui.

MAX

Bon, cela.

FLORE

Après la mort de madame Rouget il expédia sa fille à Paris chez des amis ou des parents éloignés.

MAX

Elle n'est jamais revenue?

FLORE

Jamais.

MAX

Elle n'a donc pas vu son frère depuis quarante ans.

FLORE

Elle ne l'a pas vu.

MAX

Ils s'écrivaient.

FLORE

Non, j'en suis sûre.

MAX

Madame Bridau a deux fils?

Oui. Le militaire, un officier qui'a fait les cent dixneuf coups, et le cadet, qui est peintre.

MAX

Il faut savoir quel est celui des deux qui l'accompagne. Nous nous enquerrons ensuite du motif du voyage.

FLORE

Pardi, il n'est pas difficile à deviner.

Entre Védie.

VÉDIE, entrant.

M. Rouget VOUS demande, madame.

FLORE

Ah ! pour l'habiller ! Attends un peu, je vais le secoue rj

védie sort.

MAX

Tu vas me faire le plaisir de rester tranquille. Agissons avec prudence. Dans tout duel, vois-tu,

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