DEBOUCHES EXTERIEURS
Nous avons vu dans l’étude de la formation de la race percheronne que sa renommée était aussi grande au delà comme en deçà de nos frontières. Dans presque tous les pays du monde, en effet, où l’élevage du cheval de trait est en honneur, on a eu recours, à un moment donné, à ses services appréciés, soit pour former une nouvelle race locale, soit pour améliorer ou retremper une race déjà existante.
Dans l'étude de ces débouchés extérieurs nous suivrons un ordre chronologique, c’est-à-dire que nous commencerons par étudier l'exportation aux Etats-Unis et au Canada, pays qui furent les premiers à puiser à la source percheronne. Nous parlerons ensuite du Cap et de l'Argentine, puis du Japon, de la Suisse, de l’Angleterre, de l'Espagne, de l'Italie, du Chili, pays avec les-
quels un trafic s’est établi plus ou moins récemment.
1) L’exportalion aux Etats-Unis et au Canada. ® Dans le courant du XIX: siècle, le besoin de chevaux
de trait se fit sentir en Amérique du Nord, particulièrement aux Etats-Unis, pays neuf et en pleine organisation. On avait besoin de tractionneurs pour le transport des matériaux de construction, des produits agricoles et industriels. Les importations portèrent alors sur des chevaux de gros trait venant d’abord d'Angleterre puis de