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à la demande croissante de l’agriculture, de l’industrie et du Commerce qui, avançant rapidement dans la voie du progres, exigeaient de plus en plus un moteur animé correspondant à leurs besoins. Aux services ordinaires de la selle et du trait léger, il a toujours été facile de pourvoir dans ce pays. Par contre, pour le gros trait, il s’agisait de constituer un type qui manquait et qui devait répondre à des exigences bien définies.
On commença d’abord par introduire des Shires, des Clydesdales, puis, en 1900, sept étalons percherons. Dans les années suivantes ce nombre augmenta vite : en 1906, 256 reproducteurs arrivèrent à Buenos-Ayres, en 1907, 180 eï en 1908, 177. Bref, durant la période 1900-1914 on introduisit 1080 percherons contre 729 clydesdales et 446 shires. Ces derniers étaient de moins en moins en faveur. Ainsi 146 clydesdales étaient importés en 1907, 73 seulement 1908, 69 shires en 1906, 59 en 1907 et 53 en 1908.
Dans les années suivantes la progression est encore plus nette et les percherons sont demandés en bien plus grand nombre que les chevaux des autres races. En 1921, 10.425 percherons, mâles et femelles, sont inscrits au Stud-Book argentin sur un total de 24.828 animaux de toutes races possédant un certificat d’origine; en 1926, 21.350 sur 46.000. De nos jours les exportations pour ce pays sont encore assez suivies et assez nombreuses.
Comment se comporte le percheron dans ce pays ? En général il semblerait mieux s’acclimater que dans l'Amérique du Nord. A l'exposition internationale de Buenos-Ayres en 1924, les percherons sont très nombreux (83) et très remarqués « mais, dit le professeur DECHAM- BRE, d’un modèle un peu trop léger et trop affiné ».
A l'exposition de 1926 où M. le Sénateur BEAUMONT
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était membre du jury celui-ci a vu « un lot de percherons de tout premier ordre, digne de ses ancêtres. Les éleveurs argentins, dit-il, sont parvenus avec ces animaux à créer une race nationale de trait léger ». A l'exposition de 1928, M. AvELINE, Président de la Société hippique percheronne, fut un peu décu par les étalons nés dans le pays qui sont « grands, légers d’os, pas assez doublés ».
Les préférences des éleveurs argentins vont aux chevaux de poids moyen, râblés et de robe grise. Il est à remarquer pourtant que, lorsqu’en 1925, une commission est venue acheter en France et dans le Perche des étalons destinés à constituer un haras pour la reproduction de chevaux aptes au service de l’artillerie, la dite commission n’a choisi que des étalons noirs. Or, si nous examinons le palmarès du Concours de Nogent-le- Rotrou de la même année, nous constatons que 87 % des animaux primés sont de robe grise, du gris très foncé au très clair, et 13 % seulement de robe noire. En limitant leur choix à des reproducteurs de robe noire, les étrangers le restreignent dans de très fortes proportions. De plus ieurs demandes portent sur des chevaux se rapprochant du type postier d'autrefois, et, c’est un fait que ce format déjà rare dans les robes grises, l’est davantage encore dans les robes noires.
Bref, à l'heure actuelle, le cheval percheron prend nettement la première place en Argentine, après que toutes les races anglaises eurent été essayées. L'année 1921 a vu pour la première fois, au grand concours annuel international de Buenos-Ayres des races de chevaux de gros trait, le triomphe d’un cheval percheron qui s’est vu décerner le grand championnat de toutes les races de gros trait. Jusqu'à cette date le succès était toujours réservé
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< BEURIEI ?” à M' CHAPELLE-TACHEAU
né en 1923 2° PRIX à Paris (1926) — 1% PRIX à Nogent (1927 Vendu 80.000 francs à l'Argentine (Juillet 1929)
6 AVAPANA ?” à M' Louis AVELINE né en 1922 1% PRIX des 3 ans et PRIX de Championnat à Mamers (1925) Vendu à l'Argentine 180.000 francs (Juin 1926)