‹ La Race Chevaline Percheronne Formation, Expansion et DébouchésChapitre 27 sur 33 · LOGS · texte numérisé non relu

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aux chevaux anglais dans cette catégorie. Cette récompense a eu une importance mondiale énorme car « l’Argentine est le creuset où viennent se refondre les meilleures races animales du monde et où viennent se retremper les plus célèbres renommées ».

L'importance du nombre des juments introduites permet de penser que, dans un avenir prochain, il se constituera en Argentine une famille percheronne non moins importante que celle de l'Amérique du Nord. Mais là comme ici, pour que les nouveaux sujets conservent toutes les qualités de la race primitive, pour qu’il ne se produise pas de déformation de structure, il est nécessaire d’en renouveler le sang et d'importer des étalons de tout premier ordre.

4) L’exportation au Japon.

Au Japon, l'administration des Haras a décidé, depuis 1910, d'importer des chevaux percherons pour améliorer la race de gros trait du pays. En 1920, elle achète 14 étalons et 6 poulinières, mais elle préfère acheter directement aux Etats-Unis pour éviter à des animaux de grande valeur l'épreuve du passage des tropiques, cause d’une

grande mortalité.

5) L’exportation en Suisse.

En Suisse, le cheval percheron est aussi en faveur. Le nombre d'animaux importés fut assez élevé en 1920, presque nul en 1922, mais il a augmenté en 1923 et 1921 et dans ces dernières années.

6) L’exportation en Angleterre.

En 1915, quelques éleveurs anglais sont venus à Mor-

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tagn2 acheter des étalons et juments percherons dont beaucoup furent admis à l'exposition de la Société royale d'agriculture anglaise. L’Inspecteur général OLLIVIER commente cet évènement dans une petite brochure en anglais, consacrée au cheval percheron : « Le fait qu'une section pour les éleveurs de percherons paraisse sur le programme de l'exposition de Cardiff est de la plus grande importance pour l’industrie du cheval en France, et ceci m'apporte la satisfaction la plus grande de pouvoir sffirmer que ce premier essai d'importation a été aussi heureux qu'on pouvait l’espérer ». Il inaique les raisons de cette faveur : « le nercheron est beaucoup plus fort, plus rapide au démarrage que le Shire, plus robuste, plus facile à entretenir et plus endurant que le Clydesdale ».

Si les chevaux percherons arrivent à supplanter, jusque dans leur pays d’origine, ces races anglaises de gros trait qui furent, à un moment donné, leurs concurrents les plus redoutables dans les autres pays importateurs (Etats-Unis, Cap, Argentine), les éleveurs du Perche pourront s’en montrer fiers.

Il est à craindre pourtant que cette arme soit à double tranchant. Depuis trois ans on n’exporte plus de percherons en Angleterre. Or, dans ce peys, le type percheron a servi à faire un métis, plein de qualités, et qui commenve à nous concurrencer, même au-delà de l’Atlantique.

7) L'exportation vers l'Espagne et l'Italie.

Les exportations dans ces pays en sont encore à leur période de début, mais on fonde de grands espoirs sur ces nouveaux débouchés,

pa

Nous avons parlé des principaux pays où le cheval percheron était très recherché, mais ce sont toutes les nations du monde qu’il faudrait citer pour être complet.

En voici, parmi beaucoup d’autres, deux exemples typiques :

Dans le Wütemberg, on importait, dès 1877, des étalons et des juments du Perche pour en essayer l’élevage. Les éleveurs, d’ailleurs, n’ont obtenu que des mécomptes, ainsi qu'avec les chevaux flamands et belges, ct n’ont pu réussir à infuser aux produits l’aptitude à prendre la masse. Cela tient probablement aux terrains de ce pays qui sont de qualités médiocre et qui ne se prétent guère à l'élevage du cheval de gros trait.

Un gros éleveur du Chili présent au concours de Nogent-le-Rotrou de 1927 achète l’étalon qui obtint le premier prix de sa catégorie et celui du championnat.

À la lecture de cet exposé, en se rend facilement compte de la grande vogue du cheval percheron à la fin du siècle dernier et jusque vers 1914. Depuis dix ans les exportations se sont très ralenties, se réduisant à environ 80 têtes en 1925, 125 en 1926, 75 en 1927, 100 en 1928. Nous nous trouvons à une époque intermédia're, si lon peut dire, pour les débouchés extérieurs du cheval percheron : l'Amérique du Nord, autrefois grosse importatrice, a délaissé le chemin du Perche, que lItalie, l'Espagne et certains pays de j’Amérique du Sud semblent vouloir prendre à leur tour. Les éleveurs du Perche sauront satisfaire toutes les demandes, même les plus exigeantes.

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