‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 24 sur 48 · DE DORE · texte numérisé non relu

DE DORE

Le men amp Richmond, Prines et Queens G. P. E) Inverness, An. tigonisb, Guysboro et Halifax, les Acadiens affermissent d'année en année leur influence politique et civile; car, | chez eux, l’émigration européenne est presque nulle. Ils sont même représentés dans le parlement fédéral. ‘Là, eee ee RE

La principale occupation de l'Acadien, on le sait, 4

ses profits rapides et subits, lui rappelle l’histoire de ses pères obligés d’y chercher un refuge quand les forêts-ne | pouvaient plus les soustraire à ls persécution.

“Néanmoins cet engouement pour la mer tend à diminuer au profit de l’agriculture. A quelques exesption près, les Acadiens du Nouveau-Brunswick ne -dherchent Plus dans la pêche qu’un sureroît de revenus et ils la font dant ceux qui sy livrent, gardent leur réputation Fer

. ete A un solide, büchern, un infatigable défricheur qu'aucun tra. n pénible ne rebute. Devant J hardiess de sa marche, colons anglais: ou écossais s’effacent bientöt. L'histoire de nos Cantons de V’Est smble vouloir se répéter dans les comtés de Kent, de Gloucester, de Maduwasks et de Victotis où les Acadiens font ds rapides progrès, s'en parent rapidement des terres et pénètrent de plus en plus les établissements anglais. Le mouvement de eolonisation proprement dit date d’un demi-siècle, Da en grande 4 partie au clergé. acadion aidé en cela par les députés, il | A ee ‘#6 continuer per Acadietille (1874), wille, Rogersville, ete. . . M.

e rapidement. C'est à ce développement de - Vagricuiture qu’il faut attribuer la diminution ou plutôt in cossition de Pémigration ges denne uur États-Unis. a Nouveau Brunswick avec ses. vasws- iérresvacantes | ‘et de facile accès, regut même, un jour, le trop plein de | le population seadiemme de le du Prince-Edouard, où ill ne reste plus de terres incultes. Par malheur, le monvement s’ayrêts trop tôt, bien qu’il existe de In baie Verte -& Campbelltown une immense-étendue de terrain ‘e6loni- ‘sable qui présente le double avantage d’être traversé par | lIntercolonial et de relier les établissements des-côtes du : détroit de Northumberland à cus de Ia baie des Chaleurs. II y a là une belle œuvre patriotique et en à accomplir.

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1 des affaires dont on ne les aurait pas erus capables. Bien que les capitaux leur fassent encore presque entiè-

7 er mais dax sms De Canadberrs . un (Religieux eudistes français),

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3 LA RACE FRANÇAISE EN AMÉRIQUE — — — — „eee 60 Le coup de génie qi

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ne saurait-on bénir trop la mémoire de ceux qui s’en firent les promoteurs et les organisateurs: les Lafrance, les Lefobvre, les Richard et les Allard,

Le collège de Memramcook a été, nous l'avons dit, Pini-

tiatour du grand mouvement scolaire acadien, ot bn date

de fondation (1864) est la date de l'ère nouvelle pour nos

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f e he * * ‘et prépare à toutes les carrières: professions libérales, | commerce, industrie, financs, agriculture, ete. ny

trente aus, presque tout ce que PAcadie comptait d homn

de l’éducation.

Depuis lors, d’autres collèges 80 sont fondés pour ré- | pondre aux besoins des divers groupes de population nodienne, séparés les uns des autres par de grandes dis tances. En premier lieu, nommons le collège de Saint- Louis, dû à la munificence d’un Acadien, et confié au dé | vouement d’un fils de la vieille France chrétienrie. Mais où un Canadien du Saint-Laurent avait trouvé grâce et

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al. Voil A . … puisstnes vitale de ls jeune nation scadienne, (i) : É Aux Acadiens également est due la liberté, an moins

en pratique, de l'enseignement primaire. En 1871, l législature du Nouveau-Brunswick priva la minorité estholique de ses écoles séparées, en la forçant à contribuer on soutien des écoles protestantes sans lui donner de part aux contributions pour ses propres écoles. Les Acadiens ne purent obtenir justice même du parlement fédéral. Alors la résistance s’organisa ; on reçut les agents du fisc Re D TE

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— décidément dans la période des conquêtes, quelle force pourrait lui barrer la route? Née dans le sacrifice, grandie dans la souffrance et la peine, ne porte-t-elle pas au front le sceau de Dieu à qui il appartient de donner croissance aux nations comme aux individus ?

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