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les protéger. |
Voilà toute une leçon pour nous. Dans POntario les Canadiens-Français viennent de se réunir en congrès. Ils ont revendiqué fièrement leurs droits. C’est avec plaisir que l’on a vu même des feuilles anglaises et protestantes proclamer hautement qu’il n’y avait pas de raison Pour refuser aux catholiques d’Ontario le régime libéral qui est si géné- - Feusement concédé à la minorité protestante de
! PRÉFACE = XIX — ms Pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour toutes les provinces de l'Ouest ? Jamais nous ne pourrons oublier qu’au Manitoba on à lâchement sacrifié les droits scolaires des catholiques et spécialement des Canadiens-Français, Jamais aussi, nous ne cesserons de réclamer, suivant les prescriptions de Léon XIII qui nous en fait un devoir dans son encyclique “ Affari vos”, en rappelle ici un passage que d'aucuns refusent de lire, parce qu'ils y trouvent la condamnation de leur conduite, —
“Nous ne pouvons toutefois dissimuler la vérité : la loi que l’on a faite dans un but de réparation,
est défectueuse, imparfaite, insuffisante. C’est beau · coup plus que les catholiques demandent et qu’ils ont, personne n’en doute, le droit de demander v.
Pourquoi dans les nouvelles provinces n’a-t-on pas respecté les droits de la minorité canadienne. française ? Depuis quelle époque les minorités n’ont-elles plus de droits ? M. Emile Faguet disait avec beaucoup. d'esprit : “Les grandes patries ne
sont pas naturelles. Elles se sont constituées d’un grand nombre de petites patries qui se sont groupées pour être plus fortes contre un ennemi. L'Etat commun qui prétend en opprimer sept ou huit sur vingt, sous prétexte d’unité morale, ou parce que tel est son bon plaisir, commet un abus de pouvoir flagrant. Il profite contre l’intérieur, d'une situation,
ui condamn> ceux qui ont tant répété que les Canadiens-Français sont en mb norité dans le Dominion et qu’ils doivent accepter le régime qu’on leur impose dans les provinces nouvelles. On disait : “ Ils sont la minorité, ils doivent se soumettre ”, 11 n’y à rien de plus inique que ce langage ; c'est celui de conquérants barbares dans un pays vaincu.