‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 7 sur 48 · APERÇU GÉOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

APERÇU GÉOGRAPHIQUE

Les naturalistes ont grande peine à séparer la: faune canadienne de la‘faune arctique. Cette dernière possède l'ours blanc, l’hermine, le renard polaire, le renne, lo bœuf musqus, ls morse, la baleine. Les reptiles et les 1 1traciens manquent ; les morues et genres voisins sont 80 poissons les plus répandus.

La faune noͤaretique se subdivise, et la région canidienne ou subaretique fait suite au sud à la région arctique. Le bœuf musqué s’y rencontre encore, puis on y voit : Pélan ou orignal qui acquiert une très grande taille, des ours, des blaireaux, des martres, des loups, des loutres, Les ruminants à citer sont les bisons, en troupeaux bien réduits, les cerfs wapiti dont on trouve souvent des individus vingt-cors. Les oiseaux sont analogues à ceux de l'Europe. Citons un bouvreuil (pyrrhula coccinea). Les reptiles et les batraciens sont assez abondants. Et les insectes, plus nombreux, sont plus grands aussi, Enfin on trouve des molusques d’eau douce et terrestres.

Au point de vue politique, le Canada est une confédération de neuf provinces et de cinq territoires, dont un seul jouit d’une organisation judiciaire propre. La confédération remonte au ler juillet 1867, A cette date, fut mis en vigueur l'acte de l'Amérique Britannique du N ord, par lequel l'Angleterre autorisait l'union des quatre provinces de Québec, d’Ontario (désignés auparavant sous les noms respectifs de Ban et de Haut-Canada), de la Nouvelle.

rs il 14 | LA RACE FRANÇAISE EX AMÉRIQUE ; 8 Ecosse et du Nouveau Brunswick. L'année. ‘suivante. (1808), le Dominion obtint la cession de tous les territoires du Nord-Ouest qui jusque In avaient appartenu à Ia Con pagnie de la Baie pat av Adhérèrent sr au Dominion, le Manitoba en 1870, la Colombie-britannique en 1871 et l’Tle-du-Prince-Edouard en 1878. Les deux autres provinces, Saskatchewan et Alberta ne furent créées qu’en 1905, la première, en unissant les territoires creanisés dès 1888 de l'Assiniboine et In Saskatchewan: la seconde, en confondant ceux de l’Athabaska et de L Alber“ ta, l’un et l’autre organisés en 1889. Les cinq territoires actuels sont le Keewatin (1876), le Mackenzie, le Franklin, l’Ungava (1895) et le Yukon (1898). Le Yukon est organisé judiciairement et envoie un député à Ottawa. |

D’après l'évaluation la plus récente du Bureau de Rocensement, la population du Canada au début de cette année (1910) doit être de 7 325 000 habitants. Voici comment elle se répartissait par profinces à 1 fin de l’année

fiscale (31 mars 1909). ee Provinces Maritimes: 1 038 112; Québec: 2 088 468; Ontario: 2 619 025; Manitoba: 466 368; Saskatchewan : 841531; Alberta: 973 859 ; Colombie-britannique : 289 516; Territoires: 58 309. — Total: 7175178. Si Fon tient compte des 150 000 émigrants arrivés entre Je 31 mars 1909 et le 1er janvier 1910, on a, pour la population totale du Canada, ce nombre approximatif de 7 825 000. i 8 | ee.

5 1 a "Certes, le Oanade forme une nation dont la puissance politique et: économique croît avec une rapidité dont le Monde etre bien peu d'exemples. Grâce à l'immigration des dernières ‘années, à Ia découverte de ressources naturelles jusqu'ici. à peine soupçonnées, à la colonisation du fertile Nord-Ouest, à Ia consolidation de l'œuvre födera- ‘tive, le Canada est en train de réaliser la prédiction de son premier ministre actuel, sir Wilfrid Laurier: Si les Etats-Unis, a-t-il dit, a été la nation du XIXe siècle, Je Canada sera celle du XXe”. Dans le travail collectif de la nation, on ne peut nier que le groupe français ait toujours joué jusqu'ici un rôle prépondérant, et tout à son honneur. Apres avoir pris. possession de la vallée du Saint-Laurent, l'avoir longtemps disputée à la barbarie indienne et défendue contre la puissante Angleterre, il Pa protégée contre les vicissitudes des régimes oppresseurs, il Pa conquise à la liberté. Quand il eut peuplé toutes les seigneuries militaires, il a débordé de toutes parts, élevant ses églises et ges écoles, bâtissant ses villages et ses fer mos au milieu des forêts des Cantons de l'Est, dans le cirque du las Saint-Jean, sur les bords de l'Ottawa et dans là Sa marche en avant, pour être souvent lente et à peine perceptible, nen a pas été moins persistante ni moins régulière. Malgr les pertes énormes que lui a fait subir lémigration. et Ia dispersion de ses fils, la race française

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