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raître, > et ceux qui prédisent leur naufrage us verront cèrtes jamais la réalisation de leur rêve, Une race qui,
diséminée sur tout le coups du Seint-Léurent interieur,
double sa puissance numérique en trente ans, qui de 65.000 en 1760 pee en 1901 à plus de trois mille, d'âmes; ne saurait être condamnés à une mort prochains ne semble pas atteinte d une irrémédiable décadence. enen den pas i ls ene, de lagoniol à Que si Fon veut constater 1a force d'expression du principal groupe français du Canada, un coup d'œil sur Paccroissement de la population originelle du Saint-Laurent
en fera saisit toute In portée. On sait que les Cantons de
in étaient réservés dans la penséo des conquérants de 1760, à l'influence anglaise et protestante, afin d'élever un 2 envahissement des Canadiens vers le sud. et
d'empêcher les Etats-Unis de leur tendre la main dans la
de rer dication de leurs droits .
5 f 5 Arne GÉOGRAPHIQUE, ; | 17 tpm ͤ— 1 caleuls de l'ambition humaine l Conststons-en l'inanité | complète en même temps que Pexpansion de notre race,
53,802 | 40,170 | 55,081 Aceroissement des Canadiens français : 18,073 5 5 N autres nationalités : 6,811.
Oest, on le voit, la conquête pacifique et la mise en va-
leur immédiate de l'héritage des ancêtres, Et que dire de
cette vigoureuse multiplication qui tire toute sa force de amour du sol natal, quand où sait que des richesses naturelles de toutes sortes sollicitent de nos jours la jeunesse que ne retient plus l’agriculture, que le commerce et Lindustris, l’exploitation des pécheries maritimes et d’eau douce, le travail des mines ne tarderont pas à entrer dans une ère de prospérité jusqu ici inconnue. Sous la poussée du progrès matériel et économique du pays, l’industrie forestière surtout ne peut manquer de prendre un développement que seuls limiteront les besoins du commerée,
: 4 1 ———75Ꝙĩ³³0r = mean alte admis dus ls trés forestiers du Québes
représentent au moins les trois-quarts des arbres b Pop.
de la provines de Québee, et ne demandent qu’à être protégées contre les ravages de Pincendie, pour alfmenter indéfiniment la si profitable industrie du papier dont 1 y a déjà près de quarante centres de ‘Quoiqu’à l'heure actuelle, l'exploitation de la forêt soit la plus importante de toutes nos industries, elle serait d'un . si une autre source de richesses no venait lui donner une nouvelle valeur: nous voulons parler de la houille blanche, force motrice des rapides et des chutes d’eau, D’après des économistes s sérièux, c’est là que réside la vraie richesse foncière du Canada français, . Importante dans tous les domaines de Pindustrle Peut: être seratelle seule employés comme agent de locomotion
: APERÇU ancenar nov 19
dans quelques décades. Alors la production de l'énergie pour les pays que sillonneront-des fleuves et des rivièses a edu sccidenté ou en voie de formation, et dont le Canada est le prototype. Et à ce titre, notre pre.ince occupe le premier rang dans la confédération. Son sol | imperméable, largement composé de roches archéennes ou .Primaires, couvert d' immenses bois de conifères, n’est pas si accidenté qu’il empéche le développement de longues ri- : vières qui, par une suite de rapides, et de chutes, ét de cascades, se fraient un passage à travers les régions des Laurentides; II serait impossible de donner même une | idée approximative de la valeur commerciale des pouvoirs
croissante, C'est ainsi que la petite et Ia grande industrie remontent lentement les rivières et les cours d’eau et prospèrent déjà dans les solitudes profondes des grands bois. Viendra un jour où l’industrie s’implantera dans
le Jebrador canadien même dont les trésors inexploités
et forestières et en facilitent l'exploitation
mine de far, son immense territoire do d us e culables forces hydrauliques ; dans Ia région de V'Abbitibi
A uten déversire de la bie d'Hudson, dont-Je
| seul kaun Nottaway es fournir uno force collective d'in à million de chevaux-vapèur, le Rupert dont la puissance
hydraulique est deux fois plus grande, «fin le: fleuve Hamilton qui esticoupé par les chutes les plus majesr ot les plus considérables de l'Amérique, dépassant même en hauteur comme en puissance, les fameuses catsractes du Niagara. D’après le géologue Low, les chutes du fleuve Hamilton pourraient fournir, à elles seules, une force motrice de neuf millions de chevaux-vapeur, roit un excédent de deux millions sur Ia puissance mécanique’ du Niagara, 1 8 Fée:
Dans un avenir assesz rapproché peut-être une bonne partie de ces énergies hydrauliques seront pour Sésslopper la grande et la petite industris, pour fournir
Péclairage aux villes et aux campègues, pour convertis Jo 8 bois de nes immenses forêts en pulpe, en papier, en les Ans es west pas le province de Québec qui Nüs dera In réalisation de cette prédicti on flatteuse d'un éminent ingénieur, M. de Fabrèques : “Le jour, ditil, où
. aura 6t6 consommée par les nid.
chines, ce jour la, le Canada sera le maître du Monde,
Dee hui qui, par l'énergie illimitée acoumuléo dans és
à chutes d'eau, fournira humanité entière, de chaleur, de lumière et d'électricité.”
Pénétrant presqu’au centre de la Confédération, à portée de l’Europe et sur la route obligée de l'Occident, le Québec illustre Ia brillanté destinée de ce: groupe français doué de grandes vertus domestiques, religieuses et politi · ques, aimant l’agriculture et les arts, ayunt ou vaincre tous. les obstacles qui conspiraient contre son existence propre et bon rayonnement naturel. Il possède 18 plus grande artère fluviale du Canada, l’incomparable et vraiment majeteux Saint-Laurent, navigable pour les plus gros bens atlantiques jusqu’à Montréal, extrémité de la navigation océanique, à 600 milles à l’intérieur du continent.
Le grand fleuve fait de la vicille province qui en commande le cours inférieur, la clef de voûte de tout l'édifice de Ia Confédération, la route vers les grands lacs et l’hinterland, enfin une voie mondiale entre Pest et l’ouest du Canada. Son principal port, Montréal, plus rapproché de … Liverpool que New-York, placé au centre d’une région
éminemment fertile et appelant toutes les grandes artères
K. mmmnimses cr
commen res P'Adntique et le Pläque, md to.
n'offre pas moins d'évalages avec son immense port 1. turel, capable d’abriter les flottes réunies de la Grande- Bretagne, de la France et des Etats-Unis, En général,
les Ports du Saint:Lautent jusqu'à Tadousec, en drninant l'exportation de l'Ouest, pourront rendre d’inestimables services au commerce de l'Amérique aussi bien que de l'Europe avéc la Chine et le Japon. Déjà, par le Pacifique-Canadien, la vallée laurentienne sert de route entre les deux océans, comme elle servira dans un avenir rap proché, entre l'Europe et 1 |
i ne faut point perdre de vue de tels avantages pg siques si Pon veut expliquer le rôle politique prépondérant que les hommes d'Etat du Québec, servis par le subtil esprit latin puisé aux sources classiques, ont toujours exercé dans la Confédération.
Au lendemain de la Cession, les Canadiens-Français #'or-nisent en vue des luttes politiques qui se préparent ot lentement, ils introduisent dans la constitution qui s'élabore, les germes de toutes les libertés. Le grand patriote J.-F. Perreault popularise l'education du petit peu ple, le grand tribun Papineau fait retentir jusque dans les villages les plus lointains les beaux mots de liberté et de progrès, Ces leçons ne furent pas perdues. Nos compa-
ar Een bi sfN ug ]
den L'attachement séculaire à leur patrie d’origine, à „ croyances, à leurs traditions, leur ont définitivement gagné l’admiration, je respect ou la sympathie, N’esfce pas là, l’œuvre grandiose des Papineau, des Lafontaine, des Morin, des Cartier, des Mercier, hommes d' Etat éminents qui auraient brillé même dans les conseils européens: et qui, à coup sûr, pourraient être mis en parallèle avec les plus habiles politiques des provinces anglaises du Canada? :
Il y a plus. ‘Au point de vue moral et religieux, on ne peut le nior, le Québec a toujours donné un excellent exemple auquel les plus grands écrivains ont constamment “ndu Bommage. C'est encore dans cotte vieille province où prospèrent les quatre-cinquièmes des catholiques du Dominion et qui 2 donné des missionnaires à tous les diocèses de l'Amérique, qu’il faut aller mesurer la puissance ert la fores du señtiment religieux au Canada. Son action bienfaisante et, salutaire déborde encore bien au-delà de ses frontières, . La première, elle a porté les lumières de
l'Evangile dans les forêts boréales du Nouveau-Monde, et par ua générosité et la vivacité de sa foi, toute une floraison d'égliss, d'écoles, d'hcepices, de refuges a gré sur 6 sol fond. Grâce à Dieu, elle vit d’un catholicisme agissant, Seule entre tous lestéléments ethniques de l'Amérique, elle a identifié sa foi ct sa nationalité, ot, 6s qui plus est, elle ost restée fidèle à son noble idéal social et chrétien.