‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 9 sur 48 · LA FRANCE EN AMBRIQUE AVANT · texte numérisé non relu

LA FRANCE EN AMBRIQUE AVANT

À là France revient l'honneur d'avoir implunté le catho. licisme

ges duns Pestunire 0 rent (10 août 1585), ct re d’hui Québec, et de

prineipal théâtre de la colonisation française est maintenant connue dans ses grandes lignes. Cartier est remonté jusqu’à Stadaconé, ui sera Québec, jusqu’à Hochelaga, qui sera Montréal. ne En même temps le roi, son maître, a fixé le programme de

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Pœuvre que la France tentera d acm en An :

du Nord: “il faut penpler le pays de Français, il fant.

convertir les indigènes.” . |

55 Le France ne déviera plus de cette ligne de conduite. Et quand par malheur elle le tentera, toujours ce sera en vain: ses échecs d’un Roberval, d'un de la Roche, d’un Chauvin,.lui montreront d’une manière salutaire qu’il y a lè-hiaut un Dieu qui veille sur les destinées de notre race. I suffit, d’ailleurs, pour s’en convaincre, de parcourir les commissions des découvreurs et des gouverneurs, les ckér. tes des conipagnies d'exploitation, les instructions émanant , des rois de Franes ou de leurs ministres des colonies.

pêcheurs français, qui perpötuent le souvenir

dienne qui conduisit Jes fils de France des rochers de Ter.

ue Port-Royal (eujourd'hui Annapalis), on il est ben de

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- à Samuel de Champlain. Si Jacques Cartier a, dès 1535, . donné à la France, sur les bords du Saint-Laurent, les, | droits de premier cebupant, la prise de possession relle pe s'eccomplit que 73 ans plus tard, lorsque Champlain

fonde Québec en 1608.

Champlain, per ste découvertes, double l'étendue de Ja Nouvelle-France. I avait quitté sans regret l'Acadie parce qu’il connaissait, depuis 1603, le vallés du Saint Eaurent et les facilités qu’elle offre à la colonisation, Sa. politique de conciliation et de charité qui lui faisait mettre les intérêts de son pays et de ses concitoyens au-dessus des

siens, lui garantissait un biecès complet dans son œuvre

de pénétration à l’intérieur du continent, Alssi, à peine

l jeté les fondations de la ville de Québec (1608) qu’il __ entreprend son premier voyage d'exploration qui le con-

dun jusqu'au cœur de V'Etat actuel de Now York. I re

+ marque le eite avantageux d Hochelaga, protège les postes

A4 os traite qui, de Tadoussc, s'étaient échelonnés le long du denne jusqu'au Sault Saint-Louis, En 1618, il remonte Lotse, le grande avenue fluviale qui conduit au pays

. “des Hurons. ‘ Deux ans plus tard, il est au ow de leur 5 contrée, parcourt avec eus toute la péninsule-sntarisune, -: . découvre le lae Ontario, et pénètre une seconde fcis dans

le présent Etat de New-York. - Enix ans d'explostions, Champlain avait weis jus

Es = la baie Georgienne la 8 W

*. arrière pays immenie, my Aplis les traités d'alliance avec | les sauvages, et, par ces derniers, il avait porté le bon reden de la France jusqu'aux limites de la vallée du Miss- Lat une question se pose: qui a inspiré, soutenu, dirigé, animé jusqu’à la fin ce grand homme! Il y a certes, et pour une large part, l'amour de son pays, l'amour de la ‘France! Le drapeau fleurdelisé à la main et l'amour de la patrie dans le cœur, II s’élance sur les flots, il aborde des rivages inconnus, iI s’enfonce dans les forêts, il gravit des : monts escarpés ; rien ne le décourage, rien ne larrête : n le faut, il mourra à la tâche. Couleurs de France, flottes an vent, la main qui vous a plantées sur. cobte terre A an colle d'un héros! France de Henri IV, réjäuis-toi! Par 3 de In les mers lointaines de l'Occident, tu as une fille 17 e à de glorieuses destinées, et tu en es redevable an patriotisme d’un de tes fle, Samuel de Champlain. Mais à quoi Ini aurait servi tout cet ardent gatriotisme ! … Comhént eut:il été aussi tenace, aussi, persévérant, s’il plain, le cétholique 2616, pour mieux dire, l'apôtre, est de stature plus grande encore que ls patriote. II avait coutume de dire que “ Ia conversion d’un infidèle vaut mieux que Ia conquête d’un royeume.” Aussi, voyez-le entouré Indiens; tous sont à ses pieds, l’orcille tendue, les yeux fixés sur lui, debout, qui leur parle. Que dit“ Ce sont ‘Ks-niÿstères de notre sninte foi qu’il leur explique. Cham-

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