‹ La race sémitiqueChapitre 127 sur 246 · Zend-Atesta Fargard, I · texte numérisé non relu

Zend-Atesta Fargard, I

LES ARIAS— BACOUUS 133

gnons émérites de son expédîtion. ... Ce dieu appela notre ville Nysa, en mémoire de sa nourrice ; ce nom s'étend à toute la contrée : cette montagne qui domine nos murs, porte celui de Méros, et rappelle l'origine de notre fondateur. Depuis ce temps, les habitants de Nysa sont libres et se gouvernent par leurs lois. Le dieu nous a laissé un témoignage de sa faveur, ce n'est que dans notre contrée que croit le lierre, inconnu dans tout le reste de l'Inde* . » Ce lierre fut découvert par Osiris et porte en Egyptien un nom qui signifie plante d'Osiris". Les Grecs prétendent de leur côté que cette découverte est due à Bacchus.

a Alexandre, curieux de visiter les monuments à la gloire de Dionysus, dont le pays des Nyséens est peuplé, monte sur le Méros, suivi ae la cavalerie des Hetaires et de TAgéma des phalanges ; le lierre et le laurier y croissaient en abondance, on y trouve des bois sombres et peuplés de fauves. Les Macédoniens reconnurent avec transport le lierre qu'ils n'avaient pas vu depuis longtemps. En effet, il n'en croit pas dans l'Inde, môme au lieu où l'on trouve la vigne '. »

Tout ceci est confirmé par Quinte-Gurce.

« Après la défaite de ce peuple peu connu, il se ren* dit à la ville de Nyse * . »

« Le roi avait déjà fait avancer ses troupes et investissait les murs, lorsque les assiégés, ayant tenté une sortie, se virent accablés de traits des ennemis : les uns en conséquence étaient d'avis de se rendre et les autres d'en venir à une action. Alexandre, ayant eu connaissance de leur irrésolution se contenta de les bloquer et défendit qu'on leur fit aucun mal ; fatigués enfin des incommodités du siège, ils prirent le parti de se rendre. Ils se disaient fondés par Bacchus> et cette origine était

1 k Arrien, Expédition à^ Alexandre^ 1. V, ch, I.

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