Quinie-Curcc, Histoire d'Alexandre^ 1. VIII, ch. X
LKS ARIAS — BACCHUS 135
à la double supposition de la manière dont Baccbus aurait été élevé.
Nous devons rappeler ici le surnom de Bacchus, Milhrophore. « Il portoit une mitre fort étroite, afin de se préserver des maux de tête que le vin cause à ceux qui en prennent avec excès ; et c'est pour cette raison qu'on Ta appelle Mithrophore. On dit que c'est de cette mitre qu'est venu l'usage du diadème des rois '. » M. de Harlez comme nous l'avons déjà dit, dans la savante élude c^ui précède sa traduction de l'Avesta, s'évertue, après vmgt autres à trouver le sens de Milhra et tombe naturellement à côté de la vraie signification, à cause de son ignorance de l'histoire :
« Mithra est un génie Aryaque ; les Védas le connaissent et le considèrent aussi comme une personnification de la lumière ; son nom signifie « Ami » en sanscrit. Il peut dériver de la racine MUh, se rencontrer, convenir ou de Mid, aimer * . »
Comme tout ce bel échafaudage croule devant l'histoire, quand nous savons que Mithra, était un des noms de Bacchus, le dieu du soleil et du vin, et qu'en grec ce mot signifie bandeau, dont les femmes grecques aussi bien que Bacchus s'entouraient le front, et se soutenaient les seins.
Ce mot n'a donc pas pu passer du sanscrit en grec puisqu'il existait chez les grecs avant l'existence du sanscrit. Au reste si l'on comprend que cette expression qui s'applique à la couronne des rois de Perse, peut bien venir au grec « Mitra » qui signifie bandeau on ne comprendrait pas du tout que le Mitra grec, bandeau, vienne du sanscrit qui signifie, Ami. Au contraire ce sens Ami s'explique à ravir, lorsque l'on se souvient que c'était le surnom de Bacchus, le héros regardé par les Indous non-seulement comme un ami, mais même, comme un dieu.
Avant de terminer ce chapitre nous dirons que, après la prise de Nysa, Alexandre s'empara du rocher ÔLAorne,