Les Sémites, ch. IV
LEâ ARÎAS — LOIS, MŒURS ET COUTUMES l48
n'est rien. Le bizarre, le monstrueux y tiennent la place du beau, et la profusion a banni de Tart le goût et la décence ^ . «
Ce qui prouve qu'il ne connaît pas plus les livres de Moïse que le Code de Manou; et que s il les connaît; ou il ne les a pas compris ou il ment sciemment ; dans ce cas-ci encore, c'est un fourbe, un imbécile ou un âne. Et ces gens-là ont la prétention de défendre aux catholiques d'instruire la jeunesse! Ahl nous comprenons bien leur but : abrutir par le mensonge Tenfance de la population pour mieux la dominer, l'écraser dans son âge mûr.
Ils osent mettre ces infâmes lois de Manou, ou le peuple était livré, pieds et poings liés à une caste impitoyable, farouche, égoïste, lâche, ivrogne, lubrique, insatiable et sanguinaire ; où la femme était tellement avilie, qu'elle mourait avec son infernal époux afin d'assurer pendant Texistence de son maître, la sécurité journalière de cet effroyable despote ; où les lois les plus saintes de la nature étaient méconnues ; où Tamour, le pudique amour des sexes différents, était remplacé par je ne sais quelle promiscuité libidineuse de la bête ; où le Brahmane avait le droit de voler, de piller, d'assassiner l'enfant du peuple sans que celui-ci ait même la permission des larmes.
Ils osent mettre toutes ces turpitudes, qui sont la honte du genre humain, au-dessus des lois sublimes de Moïse, de ces lois qui proclamaient l'égalité de l'homme devant la loi, qui défendaient sous les peines les plus rigoureuses, d'opprimer le faible : femme, enfant, serviteur; qui protégeaient l'approche des sexes diflférents, parles lois les plus saintes ; qui flagellaient le sodomisme et l'amour de la brute ! Ah ! nous ci cirions faillir à notre devoir, si nous ne livrions pas aux lanières du mépris des honnêtes gens, l'ignominie de semblables écrits ! Ce
1 . Ëug. Gellion-Danglar, les Sémites et le Sémilisme, ch. I. Il faut lire ausssi les absurdités et les mensonges débités par l'auteur dans le ch. YIII de cet ouvrage.
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serait la honte de notre siècle et de notre pays si aucune voix ne s'élevait pour dire aux gens de cœur passez loin de ce livre ; c'est un pestiféré I
Et celui qui a pu écrire :
« Il faut donc veiller et combattre, et reprendre le cri de Caton l'ancien :
« Et insuper censeo delendam esse Garthaginem. » Ce que Ton peut traduire par cet autre cri de Voltaire : « Ecrasons Tinfâme ' . »
Est un misérable !
Le Brahmane est tellement inviolable, sa personne est tellement sacrée que quelque soit le crime qu'il ait commis, il ne sera jamais mis à mort.
« Il n'y a pas dans le monde de plus grande iniquité que le meurtre d'un brahmane ; c'est pourquoi le roi ne doit pas même concevoir l'idée de mettre à mort un brahmane * I »
Jamais chez aucun peuple, pas même à Sparte, pas môme à Rome, où l'aristocratie faisait peser sa main de ier sur l'Ilote ou le plébéien, la folie de la domination n'a été poussée plus loin, lisez cet article et dites si le peuple qui a enduré une pareille loi, n'est pas le plus vil de la terre, si la classe qui en a profité n est pas la classe la plus farouche, la plus épouvantable qui ait écrasé de son talon sanguinaire le Iront de Venfant du peuple I
a Un brahmane possédant le Rig-Véda tout entier ne serait souillé d'aucun crime, même s'il avait tué tous les habitants des trois mondes, et accepté de la nourriéure de r homme le plus vil '. »
Aussi était-ce le plus grand honneur de servir un Brahmane même pour un Kchatriya, car toutes les clas-