Lois de Manou, 1. XI, 20 L
ses devaient être à genoux devant cette caste privilégiée \ et il valait mieux avoir nourri un seul Brahmane que d'avoir hébergé une multitude de gens qui ne connaissaient pas les livres saints *.
La peine de Tchândrâyana consistait à diminuer sa nourriture d'une bouchée par jour, en ayant commencé à quinze, jusqu'à une, et à augmenter ensuite jusqu'à quinze; cela se pratiquait pendant le cours de la lune ; il fallait se baigner le matin, à midi et le soir ; c'était une imitation venue tout droit des coutumes égyptiennes.
La peine de Prâdjâpatya consistait à manger pendant trois jours, dans la matinée seulement, pendant trois jours seulement dans la soirée, pendant trois jours des aliments donnés volontairement, et enfin jeûner pendant les trois derniers jours. Cette loi était une réminiscence de ce qui se passait sur les bords du Nil, aussi bien que la précédente'.
Mais si, comme à Sparte, le vol et l'assassinat étaient permis à la première caste de la Société, la sodomie, comme dans toute la Grèce et particulièrement à Lacédémone et en Crète, était réglée par la loi. « Ils se portent, dit Hérodote, avec ardeur aux plaisirs de tous genres, en parlant des Perses, et ils ont emprunté des Grecs l'amour des jeunes garçons*. » Au reste cette coutume ne pouvait manquer d'être introduite par Bacchus qui était adonné à celte funeste passion \
« Le Dwidja qui se livre à sa passion pour un homme, n'importe dans quel lieu, doit se baigner avec ses vêtements". »
Nous avons quelque chose de plus épouvantable encore : en Thooneur ou en souvenir de ce qui se passait