L. Enault, Indes Pitt. VI
5. Diodore, 1. XVIII, LIX. — Plutarque, Vie d'Alexandre, — Àrrien, EœpédHion d'Alexandre^ 1. VII, ch. I. ^ Blieo, cb. Vit
162 ' LA BAGE SÉMITIQUE
vilégié, si l'on avait mené une vie exempte de reproches UjfauXtlsimoïi n'avait rien que de fort attrayant : on échangeait simplement sa vieille enveloppe, usée par Tâge et la maladie, contre une nouvelle plus jeune et aautant plus honorable que la vie passée aurait été conforme aux lois. C'est la fable du Phénix mise en action par les descendants de Sem, à l'exemple de ceux de Cham.
Une loi analogue existait à Géos, Ue voisine de la Crète.
a C'est une belle loi, sais-tu? ô Phanios, que cette loi des Céiens : l'homme qui ne peut çlus espérer une heureuse vie sera tenu de se soustraire à la vie malheureuse \ »
« Il est probable que la loi en question prescrivait à tout homme ayant passé la soixantaine, de boire de la ciguë, et cela apparemment pour assurer la subsistance des autres*. »
Il est évident que c'est de cette loi qu'est dérivée celle du code de Manou.
La ressemblance qui existe entre les coutumes des Indous et celles des Cretois avait frappé les anciens, ce qili se comprend, car il faudrait être aveugle pour la nier:
« Ce qui, en revanche, semble appartenir en propre aux Musicàniens ', c'est cet usage des syssities ou repas publics analogues à ceux de Lacédémone et alimentés ^> par la mise en commun des produits de la chasse, cet
autre usage de se passer absolument d'or et d'argent malgré la présence de mines dans le pays, lusage aussi de n'avoir pour esclaves que déjeunes garçons à la /leur de rage rappelant les Aphamiotes de Crète et les Hilotes de Spartes*.. . »
Les soldats eux-mêmes d'Alexandre, admiraient l'a-
1 . Cet usage et le suivant ont été retrouvés en Amérique, comme nous l'avons vu livre III. — « Qu*on boive ou qu'on s'en aille » a dit Cicéron, de Republicâ.
2. Strabon, 1. X, cb. V, 6. — KUen, livre III, ch. XXXVII. 8. Peuples des rives de llndusi