‹ La race sémitiqueChapitre 153 sur 246 · Lois deManoUj 1. VIII · texte numérisé non relu

Lois deManoUj 1. VIII

Nous retrouvons encore dans le Gode de Manou la confession Juive, où, certes les libres-penseurs seront bien étonnés de la rencontrer : seulement comme toutes les lois Ariennes, elle atteste une partialité révoltante :

— « Ou bien, si un brahmane vertueux en tue sans intention un autre qui n'avait aucune bonne qualité, il

Eeut expier son crime en le proclamant dans une assemlée de Brahmanes et de Kcnatriyas réunis pour le sacrifice du cheval, et en se baignant avec les autres Brahmanes à l'issue de la cérémonie * . »

La loi était loin d'être aussi anodine pour le Soûdra :

41 L'homme qui a volé de Tor à un Brahmane doit aller trouver le roi, lui déclarer sa faute et lui dire : « Seigneur, punissez-moi, »

« Le roi, prenant une masse de fer, que le coupable porte sur son épaule, doit le frapper, lui-même, une fois : par ce coup, le voleur, qu'il meure ou non, est déchaîné de son crime; la faute du Brahmane ne doit s'expier que pa/r des ausiérités * . »

Toujours cette épouvantable inégalité entre le Soûdra et le Brahmane, le plébéien et le noble ; et notez que le Brahmane ne commettant jamais de vol puisque tout est à lui, et qu'il a le droit de prendre son bien où il le trouve, les austérités auxquelles il peut être parfois condamné ne visent que les plus grands crimes, excepté pour le cas rare où il aurait volé un collègue.

La Bible avait dit :

^ Quand donc quelqu'un sera coupable dans l'un de ces points-là, il conlessera en quoi il aura péché '. »

« Alors ils confesseront le péché qu'ils auront commis, et le coupable restituera la somme totale de ce en quoi il aura été trouvé coupable, et il y ajoutera un cinquième pardessus *, »

i . Lois de Manou, XI. 82.

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