‹ La race sémitiqueChapitre 154 sur 246 · Nombre, ch. V · texte numérisé non relu

Nombre, ch. V

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Les livres de Moïse disent quelqtiun, c'est-à-dire, n'importe qui, riche ou pauvre; grand ou petit; faible ou puissant ; la loi englobe tout le monde, elle est égale pour lous ; la peine ne change pas selon la puissance du ooupable. Elle est légère pour tous les coupables car la faute n'est pas grande ; sur les bords de l'Indus, elle est terrible pour le faible, dérisoire pour le noble; la vie du larron pauvre dépend de l'impression d'un monarque, en grande partie, sous la dépendance des Brahmanes, qui pourra avoir la main lourde ou légère selon le degré de la colère et du ressentiment du volé, et l'intensité de l'ineptie ou de la poltronnerie du roi.

Comme à Jérusalem le rapt, sur les bords de l'Indus entraînait la peine capitale ' ; mais il fallait que les personnes victimes du rapt fussent de bonne famille ; toujours la dififérence des castes, ce qui n'avait pas lieu en Judée.

Une loi entièrement empruntée à la Bible est celle-ci :

« Celui qui prend sous sa garde les biens, meubles et immeubles d'un frère mort et sa femme, après atoir procréé un enfant pour son frère, doit remettre à ce fils tout le bien qui lui revient^ lorsqu'il entre dans sa seizième année '. »

La Bible avait dit :

Si un homme vient à décéder sans enfant, « la femme du mort ne se remariera point dehors à un étranger, mais son leaurftère viendra vers elle, et la prendra pour femme, et l'épousera comme étant son beau-frère. »

a Et le premier né qu'elle enfantera, succédera au frère mort et portera son nom ' ».

Les lois de Manou sont encore semblables à celles de Moïse en ce qui concerne les héritages qui appartiennent toujours aux parents les plus proches sans distinction de sexe. On sait qu'à Jérusalem les filles n'héritaient

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