Beut. XXIV* i. — liois de Manou, l. IX
3! Lois de Manou, 1. II, 210 à 216. Voltaire a impudemment
menti quand il a dit le contraire. Dictionnaire philosophique, au mot
impuissance. — Deut., ch. XXIV, 1.
de sujets, il ne peut désirer qu'une chose, c'est qu'une nouvelle loi lui taille delà besogne ; chacun en ce monde prêche pour son saint. Mais pour M. Naquet qui se dit démocrate, il n'est pas permis d'être plus illogique, plus inconséquent, car il travaille en faveur des hautes classes et des maris ; le peuple a bien autre chose à faire qu'à divorcer ; chez lui il y a du cœur, et les enfants seront toujours pour son existence le plus grand lien qui le rattachera à une femme mal réussie. . . et pour la femme, c'est bien autre chose !
Les Arias avaient comme les Juifs le respect des arbres appartenant à l'ennemi ; « ils ne mettent jamais le feu aux blés ni la coignée au pied des arbres de leurs ennemis!. »
La Bible avait dit :
« Quand tu tiendras une ville assiégée plusieurs jours, tu ne gâteras point les arbres à coups de coignée, parce que tu en pourras manger *. »
Moïse n'avait visé que les arbres fruitiers, la loi de Manou allant plus loin défend d'abattre toute espèce d'arbres. Il se pourrait bien que cette loi vint de l'Egypte^ car Plutarque dit :
« C'est, pour cela qu'aux adorateurs d'Osiris il est défendu de détruire aucun arbre fruitier, et d'obstruer aucune source '. »
Et nous ne saurions trop le répéter, les Egyptiens et les Israélites, ayant été mêlés pendant plus de quatre siècles, il est une infinité de coutumes communes aux deux peuples.
Maintenant que nous avons examiné la majeure par-
1. Diodore,!. II^XXIII. — Deut. ch. XX, 19 et 20. * Nombres, ch. XXXVI, 1 à 9.
2. Deutéronome. Ch. XX, 19. Ce qui n'a pas empêché M. Marins Fontane de nous conter avec toute la grâce et la sincérité qui le caractérisent, ce charmant petit mensonge « Jérusalem et Samarie feront un Jéovah terrible, armant les hommes^ régnant par le fer de la guerre, purifiant par le feu des incendies. » Les figyptes, ch. I.