‹ La race sémitiqueChapitre 160 sur 246 · Plutarque sur Isis et sur Osiris · texte numérisé non relu

Plutarque sur Isis et sur Osiris

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lie des lois de Manou et des coutumes des Arias, venant soit de TEgypte, par la Crète, soit des Hébreux, comme le voyageur qui a franchi une longue étendue de marais fétides parsemés de quelaues suaves fleurs, et qui se repose pour jeter un coup d œil en arrière, arrêtonsnous un instant, et promenons nos regards sur le chemin que nous avons parcouru. Ce qui frappe Tesprit^non prévenu et sincère, c'est que toutes les lois ou coutumes venues de Crète et d'Egypte sont toutes à peu près sans exception, épouvantables, hideuses, despotiques au su-

Erème degré, immorales jusqu'à l'infamie ; la turpitude umaine ne pouvait pas descendre plus bas ; Tamour de la domination, la folie de Técrasement, Tivresse du despotisme ne pouvaient pas aller plus loin ; les Grecs, les Romains, les Egyptiens eux-mêmes, n'avaient pas rêvé une tyrannie aussi bien organisée, jamais le délire de l'exploitation des classes inférieures par une caste supérieure n'avait atteint un tel degré d'intensité ; jamais le vice des grands ne s'était ainsi abattu sur le faible, ne l'avait enlacé dans d'aussi inextricables réseaux, ne l'avait broyé, pulvérisé, anéanti avec une aussi odieuse effronterie. Si à Sparte, à Rome, on tuait l'enfant mal conformé, si en Lybie on le châtrait, si la femme était rivée comme une esclave au talon de son tout-puissant maître, au moins la mort du bandit, son tvran, lui accor* dait une ombre de liberté ; sur les bords de l'Indus, il n'en était pas ainsi, il lui fallait sous peine d'être déshonorée, de traîner son existence dans la honte et dans l'opprobre, qu'elle montât sur le môme bûcher qui réduisait en cendre le cadavre du tyran de sa vie *.

Jamais le despotisme humain, jamais la dépravation du cœur et de l'esprit de l'homme n'ont été élevés à une pareille puissance.

Quant aux mœurs, c'est l'abrutissement égyptien poussé jusqu'à ses dernières limites ; non seulement la loi autorise l'amour entre les mâles, non-seulement elle réglemente la pédérastie, mais elle permet Tunion de l'homme avec la bête. L'homme pourra aimer une vache

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