LES ARIAS — LA LANGUE
t<2r aucun reproche nous suivrons le diclionnaire de Burnouf; seulement et tout naturellement, changeanl Tordre des idées de ce grammairien, au lieu de faire venir les mots grecs du sanscrit, ce qui est un contre bon sens, nous ferons venir les mots sanscrits du grec en metlaul quand nous la connaîtrons la racine hébraïque en regard ; le lecteur trouvera peut-être que beaucoup de ces étvmologies sont comme Ton dit vulgairement tirées par les cheveux ; qu'il s'en prenne à Burnouf, nous n'y sommes pour rien, nous n'avons fait que retourner le gant.
Le second tableau renfermera des mots sanscrits qui selon nous dérivent directement de Fhébreu : non pas que nous pensions, que tous les mots que nous faisons ainsi, en suivant Burnouf, venir du grec, aient passé par celte langue en venant de Thébreu ; car pour n en citer qu'un : nâra, eau et narif femme, dont le grammairien tire le mot grec naras, qui coule d'une source, nous sommes convaincu et nous affirmons que ce mot vient directement, tant en grec, qu'en sanscrit de l'expression hébraiïque naar, qui veut tout à la fois dire fleuve et enfant, tandis qu'en grec, il n'a que l'acception de source. Nar en ^jptien hiéroglyphique signifie poisson S c'est de la première lettre de ce mot qu'est venu le nu hébraKque*.
Nous ferons observer que lorsque Bacchus est allé coloniser les rives de Tlndus, la langue grecque avait déjà fait son évolution, puisque ce héros était l'arrière petit fiils d'Agénor et le petit fils de Cadmus. 11 ne faut donc pas être étonné que de laulre côté de la Perse qui écrivait de droite à gauche, les Arias, eux, seuls écrivissent de gauche à droite : ce qui s'explique par ce fait que la Colchide et l'Ibérie' étaient des colonies, la première d'Ëgrptiens conduits par Sésostris et la seconde vraisemblablement d'Hébreux, qui n'avaient pas changé la
1. Ce mot signifie aussi Aotntf, les Egyptiens abhorraient le poisson. (Plutarque)
2. On the Ongin of the Phœnician alphabet By 0. Bertin, 1882.
3. Ibérie vient, comme nous Tavons dit précédemment, de îbri qui signifie Hébreu.
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manière d*écrire, tandis que les Arias avaient tout naturellement hérité du système grec.
C'est ainsi, que le sanscrit a emprunté au grec son a privatif et sa forme du duel ; particularités assez remarquables pour que nous les soulignions. Nous répéterons ici ce que nous avons dit au sujet des dérivés grecs de Fhébreu, nous renvoyons pour nos tableaux des mots sanscrits dérivés soit du grec soit de Fhébreu à la un du volume afin de ne pas ari^^ter le développement de notre pensée et de ne pas enchaîner notre démonstration : nous ajouterons que si Valphabet Arien a modifié sensiblement Tordre des lettres, il a conservé la première place à l'alpha Grec, qui comme on le sait signifiait, en phénicien, en hébreu et en égyptien, tête de vache ; ceci est assez remarquable pour que nous appellions Fattention du lecteur sur ce fait, car quoiqu'on dise Plutarque, c'était bien là la raison qui chez les Egyptiens, adorateurs de la vache, avaient mis cette lettre en tôte de FAIphabet ainsi que le dit Ammonius \
G est ici le moment de rappeler quelques réminiscences grecques que Ton rencontre çà et là dans la littérature arienne ; il est évident que nous avons été très limité dans nos recherches, d'abord parceque nous ne possédons qu'un très petit nombre d'ouvrages sanscrits, ensuite parce que pour lire les œuvres qui existent dans les Indes il faudrait plusieurs existences humaines, pui&que rien que sur Boudha, le traducteur du voyage du chinois Fahian aux Indes dit, que d'après les Boudhistes du Népal, le corps des saintes écritures quand il est complet, s'élève à quatre vingt quatre mille volumes*.
Mais l'existence de quelques écrits nous suffiront pour montrer les traces de la mythologie grecque tellement évidentes que nul ne pourra le nier.