Exode, ch. XVII
A. Rig-Véda, s. I, 1. V, h. XIX, 7.
soleil appelée Mena ; c'est-à-dire la lune : Or, ce mot vient de l'hébreu Meni, ainsi que le mot grec Mené qui signifie Zuwtf*.
Les deux stances suivantes nous donneront une réminiscence complète du fruit défendu de la Genèse :
« Deux esprits jumeaux et amis hantent le même arbre ; Tun d'eux s'abstient de goûter le fruit de cet arbre appelé pippala, l'autre le trouve doux et le cueille. »
« I^e Seigneur, maître de l'Univers et rempli de sagesse, est entré en moi, faible et ignorant, dans ce lieu où les esprits obtiennent, avec la sciencej la jouissance paisible de ce fruit doux comme Tambroisie - ; » nous ne saurions nous attarder longtemps à cette élude qui pourrait prendre de grandes proportions si l'espace nous le permettait, nous rappellerons seulement que tantôt Bacchus est appelé fils de Manou * (gendre de Minos), tantôt Bagha, qui est son nom à peine défiguré *•
Il n'est pas étonnant que l'Aria offre continuellement ses vœux à Bacchus, ce héros devenu dieu de l'ivresse, qui transporta la vigne et la bière dans les Indes. Et l'on sent dans tous ces hymnes comme un vent de révolte contre la loi de Moïse en faveur de la science qui a causé la première chute de l'homme ; révolte qui plus tard »e personnifiera dans la personne de Gaudama, ce roi des libres-penseurs de tous les siècles.
La Vache égyptienne adorée sur les bords du Gophès aussi bien que sur les rives du Nil, est chantée sur tous les rythmes avec cette abondance digne des enfants de Danaûs et de Cadmus, à tel point que les écrivains modernes, matérialisant la poésie des chantres indou.?, ont vu dans les vaches célestes, les nuages, tout autre chose que des fleurs de rhétorique et que M. Marins Fontane,