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188 LA BACE SÉMITIQUE
« Dans peu, tout ce oui existe sur la terre sera détruit ; voici le temps de la submersion des mondes ; le moment terrible de la dissolution est arrivé pour tous les êtres mobiles et immobiles. En construisant un fort navire pourvu de cordages, dans lequel tu t*embarqueras avec les sept Richis, après avoir pris avec toi toutes les graines. Tu m'attendras sur ce navire et je viendrai à toi, ayant une corne sur la tète, qui me fera reconnaître.
(c Vaîvaswata obéit; il construisit im navire, s y embarqua et pensa au poisson qui se montra bientôt. Le saint attacna un cable très fort à la corne du poisson, qui fit voguer le navire sur la mer avec la plus grande rapidité, malgré Timpétuosité des vagues et la violence de la tempête, qui ne laissait distinguer ni la terre ni les régions célestes. »
Le poisson traîna ainsi le vaisseau pendant un grand nombre d'années et le ut enfin aborder sur le sommet du mont Himmovat (Himmâlayaj, où il ordonna au Richis d'attacher son navire, a Je suis Brahmâ, Seigneur des créatures, dit-il alors, aucun être ne m'est supérieur. Sous la forme d'un poisson, je vous ai sauvé du danger. Manou, que voici, va maintenant opérer la création. Ayant ainsi parlé, il disparut, et Vaivaswata, après avoir pratiqué des austérités, se mit à créer tous les êtres \ »
On y rencontre aussi la descente aux enfers de Jadishira imitée des Grecs.
La métempsycose égyptienne ne pouvait non plus être oubliée dans ce recueil :
«c GevlSiiaemQnij âa.ïis mes naissances antérieures ^ j'ai commis quelque faute pour laquelle Brahmâ m'a conduit à des actes qui produisaient les douleurs '. »
Le chien tant aimé, tant adoré, devons-nous dire, des Egyptiens, joue un grand rôle dans le Mahâbhârata, il ne pouvait manquer d'y avoir son apothéose \