CHAPITRE VII
x^e Rtimayana.
Le RâmayaDa est un poème épique qui, à lui seul, est toute une réminiscence grecque : le plan est absolument le môme que celui de Tlliade. Silâ, comme Hélène, est enlevée par un prince étranger : Râma, comme Ménélas, rassemble toutes les nations des alentours et marche contre la ville où est cachée sa bien-aimée. Seulement» ici, les guerriers des peuples grecs, sont remplacés par une armée de singes, ce qui étonnerait au premier aboitl, si Ton oubliait que Yalmiki, était on ne peut plus sérîeux quand il écrivit son amusant poème et que les Indous, pénétrés des principes de la Métempsycose, regardaient tous les animaux comme leurs frères, à Tinstar des Troglodites d'Egypte; on pourrait croire à une parodie du chef-d'œuvre d'Homère. A part les différences de détail, les deux poèmes sont tellement identiques que notre madré académicien, si légendaire pour ses nombreux plagiats, et qui a élevé le vol littéraire à la hauteur d'un dogme, n'aurait assurément pas mieux fait, sous ce rapport, que le poète Indou.
Nous no rappellerons pas que le Mont-Méros est continuellement mvoqué dans ce poème, nous Tavons assez dit.
La destruction de Bali par Vishuou ^ , n'est autre chose que le renversement de Baal * , dont il est tant question dans la Bible.
L'investiture par l'échange des chaussures est aussi empruntée à la ëible ' .
i . Page 12 de l'édition de M. Hippolyte Fauche, t. I.