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Baal, Bali, viennent tous deux au mot hébreu BaL dominer

190 LA HACE SÉMITIQUE

La punition du mensonge jusqu'à la septième génération est encore un souvenir hébraïque ^ . Nous ne serons pas étonnés d'y rencontrer des phrases comme celle-ci : « Ce resplendissant taureau du troupeau des hommes... » c'est une réminiscence du culte de la vache, que Ton rencontre continuellement dans l'histoire d'Egypte, et qu'Homère avait aussi rappelé quand il compare les yeux de Junon à ceux d'une vache.

Le labyrinthe de Crète ne pouvait non plus manquer de trouver place dans l'ouvrage de Yalmiki : il y est décrit sous les couleurs les plus poétiques ; une troupe de singes conduits par Hanoûmat est entrée dans une caverne « enveloppée de ténèbres, sans soleil, sans luue, horrible, épouvantable. •

Après s'être perdus et avoir supporté de longues souffrances ils arrivèrent dans unlieucnarmant, où s'offrit à leurs yeux « une femme Anachorète, vouée au jeûne, vêtue d'écorce et d'une peau de gazelle noire. » Aussitôt le docte Hanoûmat ' , courbant aux pieds de la pénitente sa taille semblable à une montagne^ réunit en coupe à ses tempes les paumes de ses deux mains, et : Qui estu? lui demanda-t-il. A qui sont ce palais, cette caverne et ces riches pierreries?

a Auguste sainte, nous sommes des singes, qui parcourons incessamment les forêts ; nous sommes entrés avec imprudence sous les voûtes de cette caverne enveloppée de ténèbres, consumés par la faim et la soif, accablés de fatigue, exténués de lassitude, nous avons pénétré dans ce gouffre de la terre, espérant y trouver de l'eau. Mais la vue de cette admirable, céleste et fortunée caverne, d'un parcours impraticable, a redoublé la peine, le trouble et l'aliénation de notre âme. . .

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