‹ La race sémitiqueChapitre 19 sur 246 · Essai de philosophie naturelle, 2« partie, ch. III · texte numérisé non relu

Essai de philosophie naturelle, 2« partie, ch. III

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sol où on les a trouvés et la durée du temps nécessaires à la pierre pour se former : Tune et Tautre ne valent absolument rien, — la pierre peut se former instantanément, comme il y en a une preuve palpable et irréfutable en Champagne aux environs de la ville de Sézanne, où il existe une colline de feuilles pétrifiées ^ — Or, la feuille en tas se pourrit en quelques semaines au plus : — Eh bien, il y a là des monceaux de pierres, où les nervures des feuilles sont admirablement conservées, et cela par centaines de mille ; et cette pierre cristallisée est si dure que non seulement eUe sert à bâtir, mais qu'on en uti* lise les débris pour ferrer les routes, en place de silex.

Notez, que aans le voisinage de cette colline qui est à 185 mètres au dessus de la mer, il n'y a aucune source ; ce qui atteste une fois de plus l'existence du déluge.

Quant aux couches de terre qui se sont formées sur les squelettes, sept mètres, d'api^s l'auteur', sans parler du déluge, qui explique les plus grands mouvements de terre natureliement et raisonnablement, il ne faut pas bien des années pour les former : nous en avons vu un exemple en Normandie :

Un bras de la Risle qui se jette dans la Seine, dit rivière des E chaudes, a été entièrement comblé par la marche naturelle du temps, après que ce bras eut été déclassé I n avait si bien disparu, que les vieillards de l'endroit qui se souvenaient d'avoir, dans leur enfance, vu passer des bateaux dessus, ne purent, qu'approximativement, nous indiquer le lieu présumé de son lit. Ayant fait opérer une tranchée, nous avons, a deux mètres de profondeur, retrouvé la courbe de son lit, pî>?faitement dessinée par une couche de cailloux. Quarante ou cinquante ans avalent suffi pour combler cette rivière. Dans la grande forêt de Montfort, on a trouvé des mosaïques romaines à plusieurs mètres de profon-

1* La monlagne de Croih; elle a environ 30 à 60 mètres d'élë^ vation au dessus de la plaine et 185 à 205 au dessus du niyeau de la méf .

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